Comme vous l'avez compris, je suis instit. Enfin, plus exactement professeur des écoles. Dénomination soit dit en passant sournoise qui laisse à penser aux gens que l'on serait une sorte de professeur. Mais bien sûr.... y'a qu'à regarder nos salaires pour comprendre que c'est tout à fait ça. Ou pas.
Bref, que l'on soit instit, prof' des écoles, éducatrice spécialisée dans l'enseignement pour gnomes change peu de choses. Je crois que si on est ici, c'est par passion, ou par vocation ou appelez ça comme vous voulez. On aime ça. Enfin, moi, j'aime ça.
Les yeux qui brillent, le silence qui se fait. Les rires dans la cour et les chuchotements étouffés. Les lectures communes et les sorties pédagogiques. Les cadeaux pour Noël et les séparations des vacances. Les progrès énormes et les petites victoires.
J'aime mon métier, donc. Et je fais ce que me demandent mes supérieurs (dans la limite de mes capacités disponibles). Sauf que voilà. Faudrait arrêter de nous prendre pour des jambons, non?
Je commence à saturer des annonces incessantes, floues au possible et contradictoires à qui mieux mieux. Je ne sais pas l'année prochaine quel poste j'occuperai, si je travaillerais 4 jours ou bien plus. Si mes horaires vont changer ou pas.
Je ne sais pas si je dois chercher une autre nourrice. Encore moins quoi lui dire sur mes horaires qui ne seront peut être même pas fixés en mai si jamais je change de poste. (pratique, pour septembre...)
Je ne sais pas. Je ne sais rien. Et j'ai le vague, très vague sentiment qu'on se fout de notre gueule.
De notre gueule à tous d'ailleurs. Les enfants, les parents et les enseignants. On voudrait être celui qui a changé les choses, qui a remis notre beau pays dans le droit chemin de la réussite scolaire et des bons résultats aux évaluations européennes. On oublie trop souvent de penser VRAIMENT aux principaux intéressés plutôt qu'à soi. Et on oublie que par là même on va se casser la figure. Comme tous ceux avant. Comme tous ceux après qui persisteront à vouloir copier les autres, changer pour paraître "meilleurs" mais sans se demander pourquoi le système actuel pêche.
Je suis instit. En classe rurale. Je suis de ceux que l'on oublie, de tous ces "fantômes" de l'éducation nationale que les gens adorent voir en film mais dont même nos supérieurs ignorent gentiment l'existence.
Je suis des "mis à part" des réunions. De ceux qui ne rentrent pas dans les cases. Je suis une instit "pas comme les autres". Je suis la maîtresse, l'infirmière, la prof' d'anglais, celle de musique. Je suis la directrice, je suis un peu parfois une autre maman. Je suis de ceux qui sont seuls dans leurs écoles. De ceux qui se débrouillent. De ceux qui ont peur de voir fermer l'école, de voir mourir un village. De ceux qui s'attachent à ces gamins qui traversent 3 ou 4 ans de nos vies.
Je suis instit et je n'aime pas qu'on se foute de ma gueule. Je n'aime pas qu'on mette en péril l'avenir des élèves sur un coup de tête. Je n'aime pas qu'on oublie que l'égalité des chances, c'est AUSSI penser aux gosses des campagnes. Ceux qui ne vont jamais au musée. Ceux qui vont travailler à l'écurie le soir. Ceux qui parfois n'ont pas d'école parce qu'il a tellement neigé que la maîtresse n'aura pas pu venir. Ceux qui posent leurs fesses 4 ans de suite sur la même chaise dans la même salle devant la même maîtresse. Ceux qui doivent faire 15 kilomètres pour prendre un cours de musique ou de cheval.
Je suis instit et je suis en colère.
Alors à vous qui ne me lirez pas, les ministres et les présidents. les "spécialistes" des rythmes, des enfants et de tout ce que vous voulez.... Quittez deux minutes votre bureau et vos idées étriquées sur un monde qui n'est pas le vôtre. Venez nous voir, venez prendre conscience des réalités de chaque parcelle de ce pays que vous prétendez diriger. Venez apprendre que la France est multiple et qu'elle est belle dans sa multiplicité.
Faites votre métier, mais ne nous empêchez pas de faire bien le nôtre. Les petits d'aujourd'hui seront les grands de demain et ils ont besoin de nous.
Bienvenue dans le jardin (presque) secret de la famille elfe. Suivez nos aventures, entrez dans notre cuisine et découvrez notre mode de vie!
vendredi 21 décembre 2012
jeudi 6 décembre 2012
Mon arbre...
Mon arbre est incomplet. Il ploie sous la tempête et gémit dans le vent. Mon arbre souffre et a besoin de réponses.
Je ne sais pas d'où je viens. Enfin, si, bien sûr, je sais qui sont mes parents, et leurs parents. Et les parents de leurs parents avant eux. Et puis...ça devient plus compliqué.
Lorsque notre héritage est voilé, lorsque les branches de l'arbre, sans être cassées sont invisibles et ne le seront peut être jamais. Qui est-on? Comment se construit-on, avec cette part de vide en nous?
Comment expliquer cette vague nostalgie qui court dans nos veines? Cette peur incontrôlée d'être abandonnée? Cet amour si fort qui nous lie à notre mère, incassable, immuable. Comme un défi lancé au passé. Comme pour dire que malgré tout, nous, on y est arrivées.
Je ne sais pas d'où je viens. Mais je commence à le découvrir. Ces derniers temps, tout s'est accéléré. Des noms. Des femmes, qui entrent dans notre vie sans frapper alors qu'on les avait cherchées sans savoir ce que l'on aller trouver derrière. Juste ce besoin, si violent. Savoir. Juste savoir.
Étaient-elles blondes, ou brunes? Avaient-elles une fossette au coin des joues et les yeux qui pétillent? Étaient-elles mariées, avaient-elles un foyer au cœur duquel elles trouvaient un certain apaisement?
Et ces pères "inconnus", qui étaient-ils? Quelle est ma source? De quel secret sommes nous issues?
Je cherche des réponses, doucement. Tout en sachant que je ne les aurai probablement jamais toutes.
Je cherche, pendant des heures, sur internet. J'abîme mes yeux à en pleurer. J'épluche les archives, je traque les noms. Je dessine des arbres comme je dessinerai le fil de ma vie qui se remonte. Sans certitudes mais avec de l'amour. Beaucoup d'amour.
J'imagine, aussi. Les secrets qui peuvent être nos origines. La douleur de ces femmes qui abandonnent certains enfants, qui en gardent d'autres auprès d'elle.
Je ne juge pas, surtout pas. Je ne vis pas au XIXème siècle, je ne porte pas le poids des traditions, du mariage. Je ne vis pas dans un monde où avoir 4, 5, 6 ou 10 enfants est courant. Je ne sais pas.
Je cherche des personnes, au-delà de mes réponses. D'autres personnes sur cette Terre dont l'arbre est incomplet et qui ne l'ont jamais su.
Finalement, je crois que je me cherche, moi. Je voudrais trouver ma paix, je voudrais que ma fille soit libéré du poids de ces absences. Je voudrais que l'on construise notre vie, sans traîner le fardeau de ce passé absent mais si présent.
Je voudrais. Et on y arrivera. Je me le promets.
Je ne sais pas d'où je viens. Enfin, si, bien sûr, je sais qui sont mes parents, et leurs parents. Et les parents de leurs parents avant eux. Et puis...ça devient plus compliqué.
Lorsque notre héritage est voilé, lorsque les branches de l'arbre, sans être cassées sont invisibles et ne le seront peut être jamais. Qui est-on? Comment se construit-on, avec cette part de vide en nous?
Comment expliquer cette vague nostalgie qui court dans nos veines? Cette peur incontrôlée d'être abandonnée? Cet amour si fort qui nous lie à notre mère, incassable, immuable. Comme un défi lancé au passé. Comme pour dire que malgré tout, nous, on y est arrivées.
Je ne sais pas d'où je viens. Mais je commence à le découvrir. Ces derniers temps, tout s'est accéléré. Des noms. Des femmes, qui entrent dans notre vie sans frapper alors qu'on les avait cherchées sans savoir ce que l'on aller trouver derrière. Juste ce besoin, si violent. Savoir. Juste savoir.
Étaient-elles blondes, ou brunes? Avaient-elles une fossette au coin des joues et les yeux qui pétillent? Étaient-elles mariées, avaient-elles un foyer au cœur duquel elles trouvaient un certain apaisement?
Et ces pères "inconnus", qui étaient-ils? Quelle est ma source? De quel secret sommes nous issues?
Je cherche des réponses, doucement. Tout en sachant que je ne les aurai probablement jamais toutes.
Je cherche, pendant des heures, sur internet. J'abîme mes yeux à en pleurer. J'épluche les archives, je traque les noms. Je dessine des arbres comme je dessinerai le fil de ma vie qui se remonte. Sans certitudes mais avec de l'amour. Beaucoup d'amour.
J'imagine, aussi. Les secrets qui peuvent être nos origines. La douleur de ces femmes qui abandonnent certains enfants, qui en gardent d'autres auprès d'elle.
Je ne juge pas, surtout pas. Je ne vis pas au XIXème siècle, je ne porte pas le poids des traditions, du mariage. Je ne vis pas dans un monde où avoir 4, 5, 6 ou 10 enfants est courant. Je ne sais pas.
Je cherche des personnes, au-delà de mes réponses. D'autres personnes sur cette Terre dont l'arbre est incomplet et qui ne l'ont jamais su.
Finalement, je crois que je me cherche, moi. Je voudrais trouver ma paix, je voudrais que ma fille soit libéré du poids de ces absences. Je voudrais que l'on construise notre vie, sans traîner le fardeau de ce passé absent mais si présent.
Je voudrais. Et on y arrivera. Je me le promets.
vendredi 23 novembre 2012
Sur le fil
Je suis la mère de Petite Elfe, depuis bientôt deux ans et demi. Deux ans et demi sur le fil...
Depuis plusieurs semaines, j'ai senti le vent du changement (pas le souffle venu de Hollande, non...le changement à la maison), je vois bien que son comportement est perturbé, j'entends bien ses peurs.
Et j'ai la sensation de plus en plus nette de marcher sur un fil, puis au moindre faux pas de chuter, pour devoir nous relever, encore, et repartir, espérant atteindre l'autre côté de la faille sans choir encore.
J'ai toujours donné le maximum de mon amour à mon enfant, sans la laisser pleurer (dans la limite des stocks de calme disponibles), en la serrant contre mon coeur si tel était son besoin.
J'ai toujours pensé que je devais lui "apprendre à faire seule" (Maria, si tu m'entends...), être là pour la guider sur le chemin de son autonomie.
Je ne sais pas vraiment quand tout a basculé. Quand de guidance, je suis revenue à gérance. Quand, loin de la serrer contre moi pour la réconforter, j'ai refermé mon amour sur elle pour l'empêcher de voler.
Comment brise-t-on sa promesse inconsciente? Pourquoi oublie-t-on qui l'on est?
Et puis j'ai atteint la limite. Alors j'ai ouvert les yeux. Et j'ai vu. Ce que j'avais fait, sans doute, trop engluée dans les méandres de mes propres problèmes pour me rendre compte à quel point mon enfant glissais dans sa propre souffrance.
Je me suis vue, finalement, l'empêcher de faire toute seule. Etre fatiguée d'être sans cesse l'objet de ses besoins mais ayant créé de toutes pièces probablement, cette situation.
Je crois bien que j'ai fait tout ce que je m'étais jurée de ne jamais faire. Je crois que sans être consciente de cela, j'ai fait en sorte que ma fille redevienne totalement dépendante de moi. Accrochée à moi comme un jeune koala à sa mère. Refusant le contact avec les autres, refusant tout ce qui ne venait pas de moi. C'est commode, ça me permet d'exister, d'être le centre de son monde. Ca me permet de me raccrocher à elle lorsque tout autour s'effondre.
Ces derniers temps j'ai oublié qui je suis. J'ai tressé moi-même brin à brin le fil sur lequel nous marchons.
Mais j'ai compris. Pleuré aussi. Beaucoup.
Et puis...tout doucement... j'ai recommencé l'apprentissage. Lui montrer qu'elle peut voler de ses propres ailes, des ses propres Elle. Ne plus faire pour elle mais avec elle. Tenir sa main, oui, mais surtout faire en sorte qu'elle s'autorise à le faire parce que je lui en aurais laissé la latitude.
La laisser retourner vers les autres, ma petite fille au grand coeur et au sourire immense. Lui montrer que j'ai suffisamment confiance en elle pour être sûre qu'elle saura toute seule où elle se sent bien.
Chaque "victoire" emplit mon coeur de joie. Je me rends compte que tout va très vite, elle est intelligente cette petite, mine de rien (comme sa mère. Hum). En quelques jours les pleurs se sont estompés considérablement, les nuits sont redevenues plus sereines. Les couchers remplis d'amour, de calme et de confiance. Les matins douceurs sont revenus sans pleurs.
En quelques jours, elle a grandi parce que je l'ai laissée le faire. Parce que j'ai RE-pris ma place d'adulte. Parce qu'au fond je suis une femme (et une mère) responsable, je crois. Parce que mon Bonheur n'appartient qu'à moi et que j'en suis la propre actrice.
Parce qu'elle est une enfant, mais qu'aujourd'hui autant que lorsqu'elle aura 20, 30 ou 40 ans je n'ai pas le droit de lui voler sa vie. Etre mère, c'est lui donner les plumes pour qu'elle s'envole. Et souffler, doucement, pour qu'elle prenne le vent.
Et cesser, enfin, de marcher sur le fil.
Depuis plusieurs semaines, j'ai senti le vent du changement (pas le souffle venu de Hollande, non...le changement à la maison), je vois bien que son comportement est perturbé, j'entends bien ses peurs.
Et j'ai la sensation de plus en plus nette de marcher sur un fil, puis au moindre faux pas de chuter, pour devoir nous relever, encore, et repartir, espérant atteindre l'autre côté de la faille sans choir encore.
J'ai toujours donné le maximum de mon amour à mon enfant, sans la laisser pleurer (dans la limite des stocks de calme disponibles), en la serrant contre mon coeur si tel était son besoin.
J'ai toujours pensé que je devais lui "apprendre à faire seule" (Maria, si tu m'entends...), être là pour la guider sur le chemin de son autonomie.
Je ne sais pas vraiment quand tout a basculé. Quand de guidance, je suis revenue à gérance. Quand, loin de la serrer contre moi pour la réconforter, j'ai refermé mon amour sur elle pour l'empêcher de voler.
Comment brise-t-on sa promesse inconsciente? Pourquoi oublie-t-on qui l'on est?
Et puis j'ai atteint la limite. Alors j'ai ouvert les yeux. Et j'ai vu. Ce que j'avais fait, sans doute, trop engluée dans les méandres de mes propres problèmes pour me rendre compte à quel point mon enfant glissais dans sa propre souffrance.
Je me suis vue, finalement, l'empêcher de faire toute seule. Etre fatiguée d'être sans cesse l'objet de ses besoins mais ayant créé de toutes pièces probablement, cette situation.
Je crois bien que j'ai fait tout ce que je m'étais jurée de ne jamais faire. Je crois que sans être consciente de cela, j'ai fait en sorte que ma fille redevienne totalement dépendante de moi. Accrochée à moi comme un jeune koala à sa mère. Refusant le contact avec les autres, refusant tout ce qui ne venait pas de moi. C'est commode, ça me permet d'exister, d'être le centre de son monde. Ca me permet de me raccrocher à elle lorsque tout autour s'effondre.
Ces derniers temps j'ai oublié qui je suis. J'ai tressé moi-même brin à brin le fil sur lequel nous marchons.
Mais j'ai compris. Pleuré aussi. Beaucoup.
Et puis...tout doucement... j'ai recommencé l'apprentissage. Lui montrer qu'elle peut voler de ses propres ailes, des ses propres Elle. Ne plus faire pour elle mais avec elle. Tenir sa main, oui, mais surtout faire en sorte qu'elle s'autorise à le faire parce que je lui en aurais laissé la latitude.
La laisser retourner vers les autres, ma petite fille au grand coeur et au sourire immense. Lui montrer que j'ai suffisamment confiance en elle pour être sûre qu'elle saura toute seule où elle se sent bien.
Chaque "victoire" emplit mon coeur de joie. Je me rends compte que tout va très vite, elle est intelligente cette petite, mine de rien (
En quelques jours, elle a grandi parce que je l'ai laissée le faire. Parce que j'ai RE-pris ma place d'adulte. Parce qu'au fond je suis une femme (et une mère) responsable, je crois. Parce que mon Bonheur n'appartient qu'à moi et que j'en suis la propre actrice.
Parce qu'elle est une enfant, mais qu'aujourd'hui autant que lorsqu'elle aura 20, 30 ou 40 ans je n'ai pas le droit de lui voler sa vie. Etre mère, c'est lui donner les plumes pour qu'elle s'envole. Et souffler, doucement, pour qu'elle prenne le vent.
Et cesser, enfin, de marcher sur le fil.
vendredi 16 novembre 2012
Elle...
Je ne crois pas au hasard. De fait, je pense qu'il était écrit quelque part, sur une étoile ou sur un oreiller ou au fond de la galaxie que nous devions nous rencontrer.
Cela fait un an que l'on a échangé nos premiers mots, sans se connaître, sans savoir rien l'une de l'autre que ce témoignage que j'avais déposé à l'époque dans le secret d'un blog.
Elle a dans la voix ce soleil qu'elle a laissé derrière elle et qui chaque fois me redonne le sourire.
Elle a dans le cœur une place immense.
Elle a le courage démesuré d'exercer le travail qu'elle a choisi et j'admire la manière dont elle fait face à tout ce qui se présente.
Elle a passé récemment 8 heures dans le train en deux jours, pour passer une soirée concert avec moi.
Elle est un peu comme moi, et en même temps si différente.
Elle a aussi fabriqué une petite princesse au caractère bien affirmé.
Elle est sans doute la seule fillequi pourrait me supporter à long terme avec qui je pourrais vivre.
Elle a un forfait "Mamanelfeillimitix" et il manque toujours un petit quelque chose à ma journée quand on ne s'est pas appellées.
Elle est toujours là depuis 12 mois, dans les bons comme dans les mauvais moments.
Elle a un don pour me faire rire quand elle téléphone pour poser juste une question...toujours hyper incongrue (en vrai, elle est un peu folle comme moi, mais chut, ne lui dites pas que je l'ai dit)
Elle sait bien que si je ne donne pas de nouvelles pendant quelques temps j'ai besoin de ma solitude, elle le respecte et elle ne me le reproche pas.
Hier, elle fêtait ses 20 ans (bon, d'accord, un peu plus...). Alors...Si j'avais été moins loin (moins pauvre aussi), j'aurais pu l'inviter au resto. Ou venir sonner à sa porte avec mon costume elfique et mes grandes oreilles pointues (mais peut-être que ses voisins auraient alors appelé la police et que ça aurait très mal fini pour un anniversaire). J'aurais pu lui faire livrer 20 (et quelques) roses pour lui montrer à quel point elle compte pour moi (mais le bouquet, sa maman m'a piqué l'idée... et je suis toujours pauvre, si vous suivez...). J'aurais pu au moins écrire ce billet hier (si seulement je n'avais pas eu à la maison une Petite Elfe en perdition de l'oreille droite).
Comme je n'ai rien fait de tout ça, j'ai décidé de juste rassembler ces quelques mots ici, parce que je sais bien qu'elle me lit...parce qu'elle mérite bien que tous mes lecteurs sachent qu'elle est une fille géniale. Parce qu'elle est mon amie...
Ma Petite Maman préférée... Que cette année de ta vie qui commence déroule le long chemin d'un Bonheur infini. Bon anniversaire!
Cela fait un an que l'on a échangé nos premiers mots, sans se connaître, sans savoir rien l'une de l'autre que ce témoignage que j'avais déposé à l'époque dans le secret d'un blog.
Elle a dans la voix ce soleil qu'elle a laissé derrière elle et qui chaque fois me redonne le sourire.
Elle a dans le cœur une place immense.
Elle a le courage démesuré d'exercer le travail qu'elle a choisi et j'admire la manière dont elle fait face à tout ce qui se présente.
Elle a passé récemment 8 heures dans le train en deux jours, pour passer une soirée concert avec moi.
Elle est un peu comme moi, et en même temps si différente.
Elle a aussi fabriqué une petite princesse au caractère bien affirmé.
Elle est sans doute la seule fille
Elle a un forfait "Mamanelfeillimitix" et il manque toujours un petit quelque chose à ma journée quand on ne s'est pas appellées.
Elle est toujours là depuis 12 mois, dans les bons comme dans les mauvais moments.
Elle a un don pour me faire rire quand elle téléphone pour poser juste une question...toujours hyper incongrue (en vrai, elle est un peu folle comme moi, mais chut, ne lui dites pas que je l'ai dit)
Elle sait bien que si je ne donne pas de nouvelles pendant quelques temps j'ai besoin de ma solitude, elle le respecte et elle ne me le reproche pas.
Hier, elle fêtait ses 20 ans (bon, d'accord, un peu plus...). Alors...Si j'avais été moins loin (moins pauvre aussi), j'aurais pu l'inviter au resto. Ou venir sonner à sa porte avec mon costume elfique et mes grandes oreilles pointues (mais peut-être que ses voisins auraient alors appelé la police et que ça aurait très mal fini pour un anniversaire). J'aurais pu lui faire livrer 20 (et quelques) roses pour lui montrer à quel point elle compte pour moi (mais le bouquet, sa maman m'a piqué l'idée... et je suis toujours pauvre, si vous suivez...). J'aurais pu au moins écrire ce billet hier (si seulement je n'avais pas eu à la maison une Petite Elfe en perdition de l'oreille droite).
Comme je n'ai rien fait de tout ça, j'ai décidé de juste rassembler ces quelques mots ici, parce que je sais bien qu'elle me lit...parce qu'elle mérite bien que tous mes lecteurs sachent qu'elle est une fille géniale. Parce qu'elle est mon amie...
Ma Petite Maman préférée... Que cette année de ta vie qui commence déroule le long chemin d'un Bonheur infini. Bon anniversaire!
dimanche 14 octobre 2012
C’est l’histoire d’une fille….
Qui n’était même pas inscrite sur facebook il y a deux ans,
« fesse de bouc », comme elle disait pour se moquer des copines
accro. Puis qui un jour, lassée d’entendre que tout le monde savait pleins de
choses qu’elle ignorait grâce aux fameux réseaux sociaux se dit « allez,
c’est mon tour. »
Cette fille, elle avait 25 ans. Cette fille, c’est moi. Un
an après l’inscription qui a changé le cours de ma vie, poussée par le désir
d’écrire, j’ouvre alors cette espace, le mien, là où je vais pouvoir parler de
ma vie, exorciser mes peurs, dépasser mes colères, partager un peu de ma vie
avec toi, avec vous…
C’est l’histoire d’une fille qui se réveille un matin en se
rendant compte qu’elle pense en termes de statut facebook. Genre « oh, il
m’est arrivé ça, je pourrais le tourner comme ci, comme ça… ». Une fille
qui regarde les derniers mois autrement, et qui se dit que certaines choses
doivent être changées.
Oui, finalement, facebook a changé ma vie. J’ai rencontré
des ami(e)s merveilleux(ses), des gens qui comptent énormément pour moi. J’ai
aussi retrouvé ma moitié que je cherchais dans cette vie depuis 27 ans sans
espérer que mes doigts retrouvent les siens. Un hasard incroyable. Ou pas. Je
ne crois pas au hasard.
Facebook, c’est aussi l’espace de mes désillusions :
une histoire pleine de promesses qui tourne mal et me blesse plus que je n’ai
jamais voulu l’avouer, une branche de mon arbre familial qui se brise, mon
temps qui disparaît dans le trou noir des amitiés factices. Facebook, c’est
aussi mes nuits à nouveau ridiculement courtes, et pas pour cause de bonheur
installé dans le berceau tout proche. Facebook, ce sont des dizaines
d’ « amis » qui ne m’ont même jamais laissé le moindre petit
mot.
Facebook est devenu également l’espace qui concentre tout ce
qu’il y a de pire en moi (en nous ?) : le besoin de savoir, de
fouiller dans la vie des gens, en quelque sorte. Alors pourquoi ? Pourquoi
alors qu’en général je ne regarde jamais la télé, que j’abhorre les émissions
du type « Secret Saloperie », tout d’un coup je me mets à pratiquer
une forme de voyeurisme ?
En parallèle, je rentre dans le jeu, facebook est tout
autant devenu une façon d’étaler certaines parties de ma vie, comme pour
exister. J’ai toujours eu besoin d’exister, depuis ma plus tendre enfance dans
laquelle mes peurs ont pris racine. Facebook a accentué ce besoin, ce qui était
au début un « remède » est devenu pire que le mal.
Alors voilà.Aujourd'hui j'existe. Dans leurs regard, dans le champ d'amour que l'on cultive. Dans ma condition de mère. Dans mon boulot. Aujourd'hui je me sens en équilibre. Aujourd’hui mon existence est ailleurs. Elle
est dans les yeux de ma fille, dans la main de l’homme que j’aime. Dans les
longues balades dans les bois, dans les moments à deux, à trois. Dans le
partage d’un après-midi avec des amis qui débarquent à la maison, répondant à
un appel au secours. Dans les projets d’avenir qui emplissent ma tête. Dans
l’envie de fonder une grande et belle famille. Dans le besoin d’être moi,
entière et entièrement disponible pour Lui, pour Elle, pour Nous.
Je ne sais pas ralentir, je ne sais pas encore très bien me
situer dans la demi-mesure. Je n’ai que 27 ans et la vie devant moi. Ma vie.
Celle qu’aujourd’hui je reprends. Aujourd’hui, je suis venue vous dire que je
ferme doucement la porte « facebook ». Avec un petit pincement au
cœur sans doute, avec un énorme soulagement à la clé. Je ne dis pas que
facebook m’a fait mal, je dis que je n’ai pas su me protéger, nous protéger.
Le blog, lui, continue d’exister. Ecrire, c’est vital pour
moi, pas question que j’abandonne.
Alors…pour continuer à suivre mes publications, je vous
conseille de vous inscrire à la newsletter, afin de recevoir dans votre boîte
mail un petit courrier à chaque fois que j’écris. Et puis de cette manière,
c’est une autre relation qui se tisse entre l’auteur et le lecteur. S’inscrire
pour recevoir mes billets, ce n’est pas juste cliquer sur « j’aime »
en ayant oublié le sens de ce mot.
Pour le reste… je suis toujours joignable sur mamanelfe@gmail.com …je réponds toujours
aux mails que je reçois et que j’aime recevoir, d’ailleurs.
Pour mes amis, les réels, ceux qui le sont devenus…je ne
suis pas loin, vous le savez. J’ai une adresse mail que je consulte chaque
jour, un téléphone que je n’éteins (presque) jamais.
C’est l’histoire d’une fille venue vous dire pardon
et…merci.
mardi 2 octobre 2012
Et la critique fut...
Il y a un peu plus de deux ans, je devenais mère. Ma toute petite elfe faisait de moi une autre femme...plus fragile et plus forte à la fois.
Et j'ai envie de dire...que la nature est bien faite.
Parce qu'une fois le statut de mère durement acquis au terme de (ne pas rayer la mention inutile) vergetures, épisiotomie, crevasses, nuits blanches et autres...on en a bien besoin, de toute cette force.
Pour supporter son enfant me direz-vous? Que nenni! Ma fille, je l'ai désirée, je l'aime éperdument et même dans les pires moments de fatigue elle n'a jamais été un poids pour moi. Elle fait partie de moi, elle est ma vie, celle que j'ai donné et qui a dessiné les contours de mon monde.
Non...on a besoin de force pour savoir faire face aux critiques.
La critique (n.f.) est une grave maladie extrêmement contagieuse qui touche votre entourage au moment critique (si je puis me permettre) et qui transforme jusqu'à votre gentille tantine inoffensive en robot à démolir votre éducation.
La critique, en général, vient de :
1- personnes qui n'ont pas d'enfants (mais qui ont déjà gardé leur neveu au vingtième degré au moins 4 heures de leur vie et savent bien comment élever les enfants)
2- personnes qui ont des enfants qui, lorsqu'ils débarquent chez toi, ont un comportement insolent et irrespectueux (de vrais anges, en somme)
3-personnes qui ont élevé leurs enfants il y a plus de 20 ans et ont oublié.
4-la belle-mère : celle qui sait parfaitement ce qui fait mal, comment ça fait mal, parce qu'elle l'a subi elle-même de sa belle-mère et compte bien se venger sur sa bru (j'ai toujours rêvé d'écrire "bru" dans un billet). La belle-mère est un cas particulier, qui mériterait un article à elle toute seule. Ou pas.
La critique peut prendre des formes diverses et variées :
1-La critique sournoise, celle qui vise à toucher le parent en s'adressant à l'enfant (clairement, la méthode de la grand-mère paternelle de Petite Elfe) : "Ah, ce que tu peux être chouineuse...on voit bien que tu as l'habitude qu'on te passe tout". A cette critique, ne pas répondre ou bien alors d'une voix suave murmurer à son enfant en le câlinant "pleure si tu as besoin mon coeur, moi j'ai tant d'amour à te donner..."
2- La critique catégorique (plutôt la copine qui n'a pas encore eu d'enfant et ne comprend pas le sens du fameux adage "Avant, j'avais des principes, maintenant j'ai des enfants") "Ohhhh làlà mais tu lui passe trop de trucs, elle va être super capricieuse!!!". Marmonner quelque chose comme "MmmmMmmmm sans doute"
3-La critique timide (la copine enceinte, légèrement à fleur de peau du fait de sa récente et permanente overdose hormonale). "T'as pas peur qu'elle fasse des caprices si tu lui cèdes?". Une seule solution, sourire gentiment en disant "Oh...on en reparlera dans quelques mois..."
Et sûrement...tant d'autres que j'oublie...
Alors aujourd'hui...j'ai envie de dire que oui, ma fille est une enfant vivante, elle crie (souvent), elle parle (énormément), elle bouge (tout le temps), elle exprime ses joies tout comme ses colères et sa frustration. Et j'en suis fière, à un point inimaginable.
Oui, je m'en occupe énormément (trop, selon les fameux critiques-inspecteurs-des-travaux-finis-de-l'éducation) et c'est MON choix. C'est encore moi qui l'élève, que je sache (et bientôt Monsieur Elfe aussi, lui aussi il aura le droit de mal prendre les critiques qui nous seront adressées)
Ma fille, je l'éveille au monde, je lui donne tout l'amour et toute l'attention qu'elle réclame. Parce que c'est un tout petit être. Parce qu'elle a besoin d'armes pour affronter la vie qui l'attend. Parce qu'il me semble essentiel qu'elle sache qu'elle peut avoir confiance en moi. Parce que je l'aime.
Et je crois vraiment qu'au delà de son caractère, de ses aptitudes, c'est aussi l'éducation qu'elle reçoit qui fait d'elle une petite fille curieuse, éveillée et au caractère fort et affirmé.
Mais...au-delà de ce que je pense, au-delà de ce que je constate subsiste une question...
Pourquoi toutes ces remarques qui feraient de mon enfant une petite diablesse en puissance? Ai-je souvent demandé de l'aide?
Parce que c'est bien là que le bât blesse...je n'ai (presque) jamais fait appel à mon entourage pour garder ma fille. A moins que je sois dans l'impossibilité de le faire, je m'en occupe constamment. Ce n'est donc pas comme si ces personnes souffraient de l'attitude de ma fille qui ne leur convient pas. Ce n'est pas pour une visite une fois par mois, une fois par an...
Alors...pourquoi parler? Critiquer l'enfant pour mieux blesser la personne responsable de son éducation? Pour faire en sorte de lui voler la confiance qu'il a en lui?
Aujourd'hui je voulais juste dire que je suis lasse des "petites remarques pas méchantes", lasse d'entendre que ma fille est comme-ci ou bien comme-ça...
De toute façon, elle est Elle (beaucoup comme moi, j'avoue, quand même...). Je suis heureuse qu'elle ait un caractère bien trempé parce que d'ici peu, elle saura elle-même envoyer paître tous ceux qui croient que s'attaquer à plus petit que soi renforce son égo.
Ma fille, ma lumière... Continue comme ça, surtout ne change rien...je suis si fière de toi!
Et j'ai envie de dire...que la nature est bien faite.
Parce qu'une fois le statut de mère durement acquis au terme de (ne pas rayer la mention inutile) vergetures, épisiotomie, crevasses, nuits blanches et autres...on en a bien besoin, de toute cette force.
Pour supporter son enfant me direz-vous? Que nenni! Ma fille, je l'ai désirée, je l'aime éperdument et même dans les pires moments de fatigue elle n'a jamais été un poids pour moi. Elle fait partie de moi, elle est ma vie, celle que j'ai donné et qui a dessiné les contours de mon monde.
Non...on a besoin de force pour savoir faire face aux critiques.
La critique (n.f.) est une grave maladie extrêmement contagieuse qui touche votre entourage au moment critique (si je puis me permettre) et qui transforme jusqu'à votre gentille tantine inoffensive en robot à démolir votre éducation.
La critique, en général, vient de :
1- personnes qui n'ont pas d'enfants (mais qui ont déjà gardé leur neveu au vingtième degré au moins 4 heures de leur vie et savent bien comment élever les enfants)
2- personnes qui ont des enfants qui, lorsqu'ils débarquent chez toi, ont un comportement insolent et irrespectueux (de vrais anges, en somme)
3-personnes qui ont élevé leurs enfants il y a plus de 20 ans et ont oublié.
4-la belle-mère : celle qui sait parfaitement ce qui fait mal, comment ça fait mal, parce qu'elle l'a subi elle-même de sa belle-mère et compte bien se venger sur sa bru (j'ai toujours rêvé d'écrire "bru" dans un billet). La belle-mère est un cas particulier, qui mériterait un article à elle toute seule. Ou pas.
La critique peut prendre des formes diverses et variées :
1-La critique sournoise, celle qui vise à toucher le parent en s'adressant à l'enfant (clairement, la méthode de la grand-mère paternelle de Petite Elfe) : "Ah, ce que tu peux être chouineuse...on voit bien que tu as l'habitude qu'on te passe tout". A cette critique, ne pas répondre ou bien alors d'une voix suave murmurer à son enfant en le câlinant "pleure si tu as besoin mon coeur, moi j'ai tant d'amour à te donner..."
2- La critique catégorique (plutôt la copine qui n'a pas encore eu d'enfant et ne comprend pas le sens du fameux adage "Avant, j'avais des principes, maintenant j'ai des enfants") "Ohhhh làlà mais tu lui passe trop de trucs, elle va être super capricieuse!!!". Marmonner quelque chose comme "MmmmMmmmm sans doute"
3-La critique timide (la copine enceinte, légèrement à fleur de peau du fait de sa récente et permanente overdose hormonale). "T'as pas peur qu'elle fasse des caprices si tu lui cèdes?". Une seule solution, sourire gentiment en disant "Oh...on en reparlera dans quelques mois..."
Et sûrement...tant d'autres que j'oublie...
Alors aujourd'hui...j'ai envie de dire que oui, ma fille est une enfant vivante, elle crie (souvent), elle parle (énormément), elle bouge (tout le temps), elle exprime ses joies tout comme ses colères et sa frustration. Et j'en suis fière, à un point inimaginable.
Oui, je m'en occupe énormément (trop, selon les fameux critiques-inspecteurs-des-travaux-finis-de-l'éducation) et c'est MON choix. C'est encore moi qui l'élève, que je sache (et bientôt Monsieur Elfe aussi, lui aussi il aura le droit de mal prendre les critiques qui nous seront adressées)
Ma fille, je l'éveille au monde, je lui donne tout l'amour et toute l'attention qu'elle réclame. Parce que c'est un tout petit être. Parce qu'elle a besoin d'armes pour affronter la vie qui l'attend. Parce qu'il me semble essentiel qu'elle sache qu'elle peut avoir confiance en moi. Parce que je l'aime.
Et je crois vraiment qu'au delà de son caractère, de ses aptitudes, c'est aussi l'éducation qu'elle reçoit qui fait d'elle une petite fille curieuse, éveillée et au caractère fort et affirmé.
Mais...au-delà de ce que je pense, au-delà de ce que je constate subsiste une question...
Pourquoi toutes ces remarques qui feraient de mon enfant une petite diablesse en puissance? Ai-je souvent demandé de l'aide?
Parce que c'est bien là que le bât blesse...je n'ai (presque) jamais fait appel à mon entourage pour garder ma fille. A moins que je sois dans l'impossibilité de le faire, je m'en occupe constamment. Ce n'est donc pas comme si ces personnes souffraient de l'attitude de ma fille qui ne leur convient pas. Ce n'est pas pour une visite une fois par mois, une fois par an...
Alors...pourquoi parler? Critiquer l'enfant pour mieux blesser la personne responsable de son éducation? Pour faire en sorte de lui voler la confiance qu'il a en lui?
Aujourd'hui je voulais juste dire que je suis lasse des "petites remarques pas méchantes", lasse d'entendre que ma fille est comme-ci ou bien comme-ça...
De toute façon, elle est Elle (beaucoup comme moi, j'avoue, quand même...). Je suis heureuse qu'elle ait un caractère bien trempé parce que d'ici peu, elle saura elle-même envoyer paître tous ceux qui croient que s'attaquer à plus petit que soi renforce son égo.
Ma fille, ma lumière... Continue comme ça, surtout ne change rien...je suis si fière de toi!
dimanche 2 septembre 2012
Chez moi...
Je suis née là où le printemps renaît dans l'éclosion de mille bourgeons, dans le chant des abeilles qui réveille mille graines enfouies dans le sol des
montagnes. Lorsque doucement Dame Nature recolore de vert le tableau des paysages.
Là où le soleil estival brûle les champs de blé entre deux explosions de tonnerre qui résonnent jusqu'aux tréfonds des vallées.
Là où l'automne se pare de douces couleurs, lorsque les châtaignes jonchent le sol et que vient le temps des soirées blottis au coin du feu et des tartes à la citrouille.
Là où l'hiver la neige tombe doucement comme à petits pas feutrés jusqu'à recouvrir de son lourd linceul le sol et étouffer chaque bruit sous la blancheur de son manteau. Au moment où la nature force l'Homme à faire une pause dans le tourbillon de sa vie.
Là où la Terre en colère a modelé le paysage, là où les volcans fièrement sortent la tête du sol pour aller tutoyer le ciel et parler aux nuages.
Là où dans l'immensité verte coulent des centaines de ruisseaux dont le murmure emplit les prés et auprès desquels les Demoiselles viennent chaque été reproduire leur ballet aérien dans un chatoiement de bleu métallique.
Là où la gentiane d'or perce les pentes des volcans, où les fades se nichent sous quelques pierres anciennes.
Là où l'histoire se mêle aux mythes, là où jadis un illustre gaulois défit les légions d'un certain César.
Là où la ville voisine les champs. Où jamais loin un chemin caillouteux serpente entre deux parcelles de fleurs du soleil.
Là où les forêts de résineux dissimulent des trésors de perles violettes et des tapis de champignons.
Je suis née là où chaque années recommence le bal des saisons lorsqu'arrive le printemps dans l'immuable floraison des lilas.
Je suis une enfant des volcans, je suis née là où mon coeur ne cesse de battre à la vue des paysages qu'il connaît si bien. J'ai grandi ici et je ne saurais pas expliquer cet amour qui m'attache à ma terre.
Mais chez moi c'est aussi dans les yeux de ma fille, dans le sourire de l'être aimé. A chaque endroit dans lequel j'ai posé mes valises et laissé un petit bout de moi comme pour mieux y revenir un jour.
Chez moi c'est ici et ailleurs.
Là où le soleil estival brûle les champs de blé entre deux explosions de tonnerre qui résonnent jusqu'aux tréfonds des vallées.
Là où l'automne se pare de douces couleurs, lorsque les châtaignes jonchent le sol et que vient le temps des soirées blottis au coin du feu et des tartes à la citrouille.
Là où l'hiver la neige tombe doucement comme à petits pas feutrés jusqu'à recouvrir de son lourd linceul le sol et étouffer chaque bruit sous la blancheur de son manteau. Au moment où la nature force l'Homme à faire une pause dans le tourbillon de sa vie.
Là où la Terre en colère a modelé le paysage, là où les volcans fièrement sortent la tête du sol pour aller tutoyer le ciel et parler aux nuages.
Là où dans l'immensité verte coulent des centaines de ruisseaux dont le murmure emplit les prés et auprès desquels les Demoiselles viennent chaque été reproduire leur ballet aérien dans un chatoiement de bleu métallique.
Là où la gentiane d'or perce les pentes des volcans, où les fades se nichent sous quelques pierres anciennes.
Là où l'histoire se mêle aux mythes, là où jadis un illustre gaulois défit les légions d'un certain César.
Là où la ville voisine les champs. Où jamais loin un chemin caillouteux serpente entre deux parcelles de fleurs du soleil.
Là où les forêts de résineux dissimulent des trésors de perles violettes et des tapis de champignons.
Je suis née là où chaque années recommence le bal des saisons lorsqu'arrive le printemps dans l'immuable floraison des lilas.
Je suis une enfant des volcans, je suis née là où mon coeur ne cesse de battre à la vue des paysages qu'il connaît si bien. J'ai grandi ici et je ne saurais pas expliquer cet amour qui m'attache à ma terre.
Mais chez moi c'est aussi dans les yeux de ma fille, dans le sourire de l'être aimé. A chaque endroit dans lequel j'ai posé mes valises et laissé un petit bout de moi comme pour mieux y revenir un jour.
Chez moi c'est ici et ailleurs.
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