J'ai deux enfants. Je suis devenue mère à 25 ans, après avoir bien expérimenté la fonction de "belle-mère" et ayant une idée assez précise de là où j'allais.
Bien entendu, mes idées étaient plus que faussées.
Petite Elfe est née et je me suis rendue compte que la violence éducative, ça n'allait pas être possible. Ma belle-fille avait déjà pris quelques fessées sans que le moindre remord ne m'effleure, portée par l'éducation que j'avais reçue, portée par la pression sociale et surtout bricolant ce que je pouvais du haut de mes 21 ans quand je fis sa connaissance.
Oui mais voilà...Petite Elfe, c'était MA fille. La chair de ma chair. Mon enfant. La frapper, c'était impossible.
Je suis donc devenue une maman prônant l'éducation non violente, plutôt à l'aise entre les couches lavables de ma fille, mes purées maison, le portage et tout mon temps libre que je lui consacrais.
Bien sûr, j'étais contre le fait de laisser pleurer son enfant. Les premiers pleurs de Petite Elfe me remuaient tellement que je pleurais avec elle, la serrant contre mon sein. J'ai passé des nuits entières à la bercer pour calmer ses pleurs, à refuser de la laisser seule.
Sauf que... sauf qu'un jour, un jour où j'étais chez un thérapeute, elle a pleuré. Elle était là, dans sa poussette, fatiguée, à attendre la fin de ma séance et elle a commencé à pleurer pour me dire sa fatigue. J'étais désolée, en colère de ne pas pouvoir la prendre. J'étais embêtée, j'en aurais pleuré mais il fallait attendre quelques minutes. C'était comme ça, je n'avais pas le choix. Ce jour-là, elle a pleuré moins de 5 minutes dans sa poussette. Puis elle s'est instantanément arrêté et a dormi pendant deux heures. Sans moi, sans se réveiller en panique. Elle était si calme, si belle dans son sommeil.
Cette journée-là a allumé une petite lumière en moi. Je me suis autorisée à réfléchir. Moi qui depuis des semaines ne savais pas commencer gérer l'endormissement de ma fille dans les pleurs, et qui de fait avait une enfant qui ne dormait jamais autrement que dans sa poussette, je tenais peut-être là une piste.
J'ai observé. Je me suis rendue compte que mes bras l'énervaient, que quand elle commençait à pleurer c'était déjà trop tard et que rien ne la calmait plus alors. Sauf que les signes avant les pleurs étaient indétectables pour moi. Je ne savais pas bien quoi faire. Alors, je l'ai fait. Je l'ai déposée dans son lit, en lui expliquant, en lui parlant de mon incapacité à la calmer. Elle pleurait mais je l'ai fait. Je l'ai posée doucement dans son lit et je suis sortie. En l'écoutant pleurer derrière la porte, de longues minutes. Et puis dormir. Plusieurs heures. Dans son lit, sans moi. Sans se réveiller au moindre bruit.
Ca a duré des mois. Des mois durant lesquels elle n'a pas su s'endormir sans pleurer de longues minutes. A la sieste, le soir. Des mois, puis...ca s'est arrêté comme c'était venu.
J'avais fait ce que je pouvais, avec mes moyens et mon état émotionnel. Je me sentais armée pour la suite.
Trois ans et des pâquerettes plus tard, voilà Petite Plume. Ma grossesse s'est émotionnellement mal passée. Très mal. Sans entrer dans les détails, je me sens mal, pas heureuse et surtout, surtout, énormément coupable vis-à-vis de cette enfant qui débarque dans ma vie et ne demande qu'à avoir des parents aimants.
La CUL.PA.BI.LI.TE. Quelle saloperie. La culpabilité, c'est le pire bouton sur lequel tu peux appuyer pour une jeune maman. Ca fait mal et ça marche à tous les coups.
Parce que voilà, dans le contexte, je me sens coupable. Mais ça, c'est rien face à la déferlante de culpabilité qui va me noyer sous ma fréquentation des réseaux sociaux. Pourquoi? Parce que j'ai trop lu.
J'étais crevée, fragile. J'ai lu tellement de billets que j'ai vu passer sur des blogs, des sites "spécialisés". J'ai fréquenté assidument les écrits de la Leche League.
J'ai lu Rufo....
Mais non, j'déconne !
J'ai eu peur. Peur d'être une mauvaise mère. Peur de traumatiser mon enfant si :
Je ne l'allaitais pas aux moindres signes d'éveil quand elle était nourrisson
Je ne la portais pas dès que le besoin de proximité se faisait sentir
Je la laissais pleurer
Je lui imposais des horaires de tétées
Et tout le reste...
Je l'avais bien lu, que si je ratais ça, elle risquait de devenir dépressive à 40 ans, de ne jamais avoir confiance en moi ou bien en elle. D'être mal dans sa peau, d'être une enfant renfermée ou une adulte en colère.
Alors oui j'exagère. A peine.
Bien sûr que j'aurais du plus réfléchir ( ou moins). Faire le tri dans ce que je lisais. M'écouter. Sauf qu'à l'époque, m'écouter, c'était pas possible. J'étais sur le fil de la déprime, je voyais la dépression me tendre les bras juste en-dessous et je ne pouvais pas me permettre de me glisser dedans. Je me suis raccrochée à ce que je pouvais. Les avis des "spécialistes".
Aujourd'hui je commence tout juste à me relever. A prendre conscience de ce qui va, de ce qui ne va pas. A faire le point. A envisager doucement le sevrage, parce que je suis à la fois fière et comme repue de ces 21 mois d'allaitement. Je commence à réaliser que les réseaux sociaux, à cette époque, loin de m'aider, m'ont complètement plombée. Par l'usage que j'en ai fait. Par l’échappatoire néfaste qu'ils étaient devenus.
Aujourd'hui, je réalise que pour la première fois de ma vie, je suis tombée dans le piège le plus basique qui soit, les deux pieds devant et sans filet. Comme une bleue. La faute à moi, à cette putain de culpabilité que j'ai laissée me ronger jusqu'à l'os, encore et encore.
Ca va être long. Reprendre possession de moi, de mes envies, de mes besoins. Etre la mère aimante et attentionnée que je veux sans être "trop". Etre toujours bienveillante mais en me protégeant.
J'aurais jamais pensé, il y a même deux ans que ça pouvait s'avérer si compliqué d'avoir des enfants...
J'écrivais il y a 4 ans sur le plus beau métier du monde, aujourd'hui j'écris sur le plus difficile aussi. Heureusement que l'amour, ça paye bien!
Bienvenue dans le jardin (presque) secret de la famille elfe. Suivez nos aventures, entrez dans notre cuisine et découvrez notre mode de vie!
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mardi 22 septembre 2015
samedi 20 décembre 2014
La première année de sa vie
Léger comme le temps qui file entre mes doigts
Doux comme mes seins lourds de lait, source de vie
Sucré comme le goût des baisers
Long comme les nuits vides de sommeil
Agité comme les longues heures de pleurs dans le noir, une petite bouche accrochée à moi comme un naufragé à sa bouée
Chaud comme ces petites mains qui caressent ma peau en souriant du bout des yeux
Souriant comme deux petites bouches qui murmurent ou crient des "maman"
Lourd comme de longues heures à porter contre moi un petit corps épuisé
Beau comme l'amour qui grandit dans les cœurs comme autant de fleurs s'épanouissant dans le jardin de nos vies
Humide comme les larmes qui coulent le long des joues, lorsqu'un cœur déborde de tout ce qui s'y terre
Un an.
Un an de jours où le temps qui passe si vite s'écoule parfois si lentement
Un an de tétées, partout, à toutes heures, assises, debout, en balade, en voiture, en train, dans l'herbe ou les magasins
Un an de papillons légers déposés sur des joues rebondies
Un an de nuits trop courtes, jamais entières, toujours hachées d'appels, de pleurs, de besoin de réconfort. Un an à se demander jusqu'où se repoussent les limites de la fatigue, jusqu'à quand on peut rester debout le sourire aux lèvres sans dormir
Un an de nos doigts qui se mêlent
Un an d'une fratrie qui doucement se construit. D'amour parfois un peu brutal, de mains qui se cherchent et se repoussent. Un an à découvrir que le cœur est un monde immense dont l'étendue ne cesse de croître
Un an de portage, de bébé contre moi qui vient chercher le repos, la réassurance ou la douceur.
Un an de progrès à observer. Premiers sourires, éclats de rires. Premier maman. Premiers pas.
Un an à cueillir du bout de mes doigts les perles de pluie qui pleuvent de ces yeux couleur d'orage comme le soleil doucement capture la rosée du matin pour la chauffer de ses rayons
Un an de doutes balayés d'un revers de sourire.
Un an pour le début d'une vie à s'apprendre.
Ma toute Petite Plume, déjà si grande...
Doux comme mes seins lourds de lait, source de vie
Sucré comme le goût des baisers
Long comme les nuits vides de sommeil
Agité comme les longues heures de pleurs dans le noir, une petite bouche accrochée à moi comme un naufragé à sa bouée
Chaud comme ces petites mains qui caressent ma peau en souriant du bout des yeux
Souriant comme deux petites bouches qui murmurent ou crient des "maman"
Lourd comme de longues heures à porter contre moi un petit corps épuisé
Beau comme l'amour qui grandit dans les cœurs comme autant de fleurs s'épanouissant dans le jardin de nos vies
Humide comme les larmes qui coulent le long des joues, lorsqu'un cœur déborde de tout ce qui s'y terre
Un an.
Un an de jours où le temps qui passe si vite s'écoule parfois si lentement
Un an de tétées, partout, à toutes heures, assises, debout, en balade, en voiture, en train, dans l'herbe ou les magasins
Un an de papillons légers déposés sur des joues rebondies
Un an de nuits trop courtes, jamais entières, toujours hachées d'appels, de pleurs, de besoin de réconfort. Un an à se demander jusqu'où se repoussent les limites de la fatigue, jusqu'à quand on peut rester debout le sourire aux lèvres sans dormir
Un an de nos doigts qui se mêlent
Un an d'une fratrie qui doucement se construit. D'amour parfois un peu brutal, de mains qui se cherchent et se repoussent. Un an à découvrir que le cœur est un monde immense dont l'étendue ne cesse de croître
Un an de portage, de bébé contre moi qui vient chercher le repos, la réassurance ou la douceur.
Un an de progrès à observer. Premiers sourires, éclats de rires. Premier maman. Premiers pas.
Un an à cueillir du bout de mes doigts les perles de pluie qui pleuvent de ces yeux couleur d'orage comme le soleil doucement capture la rosée du matin pour la chauffer de ses rayons
Un an de doutes balayés d'un revers de sourire.
Un an pour le début d'une vie à s'apprendre.
Ma toute Petite Plume, déjà si grande...
lundi 23 juin 2014
La Naissance
Je suis déjà venue ici-ou plutôt mes chaussettes-vous raconter la venue au monde de Petite Plume.
J'avais voulu que ce texte fasse sourire (surtout moi), j’avais envie de sourire de cette naissance comme on étale doucement du baume sur son cœur.
Je crois qu'aujourd'hui je peux. L'écrire, le dire, sans regrets ni amertume. Remplir la page pour la tourner.
Tout d'abord, vous devez savoir. Cette Petite Plume, je l'aime. Elle a au creux de mon cœur cette place immense qu'a tout autant sa grande sœur.Dès les premières heures je l'ai aimée et mes doutes se sont envolés. Mais jamais rien n'effacera ce qui a été... c'est pourquoi je le dis, au nom de ce qui sera. Pour avancer, parce que je sens bien que si certaines choses aujourd'hui coincent c'est que cette partie-là n'est pas complètement réglée.
Toute à notre Bonheur, je n'ai pas hésité. Deux barres sur un morceau de plastique et déjà cette folle envie d'agrandir ma maternité. Toute à l'amour que je respirais, j'ai préféré ne pas voir ce qui déjà parfois enrayait la machine de cette vie à deux si neuve et pas tout à fait réelle. C'était si beau d'aimer qu'un enfant, surprise qui plus est, ne pouvait qu'illuminer un peu plus ce bonheur si...parfait.
Les premiers mois sont difficiles, je suis terriblement malade mais j'essaie fort de ne pas me rappeler ce que m'avait dit cette sage-femme lors de mon précédent accouchement. Ça ne peut pas être un signe que notre couple va mal. Certes, on ne se touche plus. Certes, j'ai plus envie de le fuir que de le suivre. Mais tout ça, ce sont les hormones, ça va passer, ça sera encore mieux, encore plus beau.
J'ai du mal à m'installer dans cette nouvelle vie à deux, alors que jamais ça ne m'était arrivé. C'est sans doute parce que c'est trop, son arrivée, puis ce bébé qui se loge en moi, la solitude souvent avec Petite Elfe, les nausées, la fatigue extrême. Doucement, tout commence à m'énerver. Son inaction, tout comme ses actes. Sa façon de faire, sa façon de vivre. Le partage des tâches quotidiennes. Son rythme de vie radicalement opposé au mien. Tout. Et cette fatigue, lancinante, qui me submerge...
Il y a des hauts bien sûr. Et puis des bas, souvent. Il y a la déception qui nous est renvoyée-que je n'attendais pas-à l'annonce de cette grossesse. Il y a l'homme que j'aime qui une nuit ne me rejoint pas dans son lit. Il y a ce matin où je crois que tout est terminé, où je commence à remplir mes valises et à déjà imaginer ce que sera le futur, seule avec cette grossesse, puis seule avec mes enfants. Peu importe, je sais que j'aurai la force, je n'ai pas peur. Je suis juste déçue.
Je crois qu'au fond c'est ce jour-là que tout s'est cassé. J'ai tout bien recollé les morceaux et j'ai mis ça sur le compte des hormones. Et puis...c'est devenu pire.
De tout m'énerve est arrivé le tout m'exaspère. Du tout m'exaspère a découlé le je ne l'aime plus. De la fatigue, de ma déception et de ma colère envers moi-même est né le dégoût. De cette vie nouvelle que déjà je déteste. De cet homme qui vit à mes côtés et sur qui je n'arrive même plus à poser mes yeux.
Mais j'imagine que les hormones n'y sont pas étrangères. J'attends, j'espère, je veux espérer plutôt. Un jour j'enfouis ma tête dans le sable, le lendemain je prends rendez-vous chez une psy. Mais le duo ne se reforme pas, c'est plutôt un duel qui se joue là et cette femme au milieu qui joue les arbitres.
Mais personne ne gagne, tout le monde perd. L'amour est mort, je le sais bien et je le fuis, de tout mon être.
Je ne suis que colère, c'est elle qui me maintient en vie. Elle et ma fille, dont les sourires chaque jour me rappellent que je n'ai pas vraiment envie de mourir. Peu importe si je me suis trompée. Peu importe ce que diront les gens. Peu importe si cela m'amène à faire place nette autour de moi. Peu importe et merde, aussi. J'ai mal et j'ai envie de tout envoyer valser. Lui le premier.
Je commence à me sentir mal dans cette maison que j'adore. Mon refuge, ma bulle envahie par cet homme devenu étranger et que toutes mes cellules rejettent. Alors je pars, je pars retrouver le cocon familial. Déposer les armes chez ma mère, réapprendre à vivre sans armure du matin au soir et l'épée au côté.
C'est à ce moment-là que la fatigue m'engloutit. Jusqu'ici j'ai tenu, résisté, et puis le flot des émotions a tout emporté. Je marche un peu, chaque jour, pour déclencher la naissance, pour rencontrer enfin cet enfant que je ne veux pas connaître. Je l'aime déjà bien sûr et en même temps... si elle n'était pas là, son père non plus ne serait pas à la maison. Si elle n'était pas là, je ne me serai pas engluée dans cette situation désespérée.
Je ne sais plus ce que je veux. L'élever seule, ne pas l'élever. Je ne sais même pas si je vais l'aimer autant que Petite Elfe tant cela me semble impossible. Je ne sais même pas si je vais l'aimer tout court d'ailleurs.
Évidemment, le moment arrive.
Je me souviens de cet accouchement si parfait pour Petite Elfe. La douleur largement supportable, le plus beau moment de ma vie.
J'avais juste oublié que les circonstances étaient différentes.
Cette fois-ci j'ai souhaité que le père soit ailleurs qu'à mes côtés, je pense franchement que j'aurais été capable de l'étrangler et pour le moins incapable de partager mon intimité avec celui que je considère désormais comme un étranger.
J'accouche avec ma mère pour me tenir la main, sans me juger, juste être là et partager.
Je ne sais pas si elle a eu si peur que moi. Ce jour-là j'ai cru que j'allais mourir. Ne n'exagère pas, je dois juste maintenant dire les choses, justement, comme elles sont. Le dire parce que je sens que cette ombre plane encore sur nous, que si Petite Plume a des difficultés avec le sommeil c'est lié à ce qui s'est passé, à notre histoire. Je veux passer à la suite du roman. Remplir la page pour la tourner.
J'ai cru mourir. Je n'ai même pas envisagé la péridurale, mon besoin de le vivre et-sans doute- de me punir aussi étant bien plus intense.
J'ai cru mourir de ce travail qui a duré trois heures et m'a paru trois jours.
J'ai cru mourir de ce bébé qui ne sortait pas tandis que je hurlais.
J'ai cru mourir lorsque j'ai croisé mon propre regard dans le miroir.
J'ai cru mourir en voyant cette femme blanche comme la mort et que l'espace d'un instant je n'ai pas reconnu.
J'ai cru mourir d'une souffrance que plus jamais je ne veux revivre.
J'ai cru mourir de cet instant qui marquait à tout jamais le lien inéluctable entre son père et moi.
C'était dur de mettre Petite Plume au monde. C'était dur parce que c'était la suite logique de notre histoire, de cette grossesse terrible. C'était la mort de ces sentiments ambivalents et mauvais qui m'emplissaient toute entière.
C'était dur parce que ça signifiait qu'à jamais j'allais être sa mère en même temps que cet homme que j'en étais venu à détester serait son père. C'était dur parce qu'il allait falloir composer avec mes choix jusqu'à la fin de ma vie.
C'était dur, parce qu'à l'instant même où ses yeux s'ouvraient sur le monde, tout ce que j'avais imaginé était à présent mort.
Une mort pour une naissance.
La naissance.
J'avais voulu que ce texte fasse sourire (surtout moi), j’avais envie de sourire de cette naissance comme on étale doucement du baume sur son cœur.
Je crois qu'aujourd'hui je peux. L'écrire, le dire, sans regrets ni amertume. Remplir la page pour la tourner.
Tout d'abord, vous devez savoir. Cette Petite Plume, je l'aime. Elle a au creux de mon cœur cette place immense qu'a tout autant sa grande sœur.Dès les premières heures je l'ai aimée et mes doutes se sont envolés. Mais jamais rien n'effacera ce qui a été... c'est pourquoi je le dis, au nom de ce qui sera. Pour avancer, parce que je sens bien que si certaines choses aujourd'hui coincent c'est que cette partie-là n'est pas complètement réglée.
Toute à notre Bonheur, je n'ai pas hésité. Deux barres sur un morceau de plastique et déjà cette folle envie d'agrandir ma maternité. Toute à l'amour que je respirais, j'ai préféré ne pas voir ce qui déjà parfois enrayait la machine de cette vie à deux si neuve et pas tout à fait réelle. C'était si beau d'aimer qu'un enfant, surprise qui plus est, ne pouvait qu'illuminer un peu plus ce bonheur si...parfait.
Les premiers mois sont difficiles, je suis terriblement malade mais j'essaie fort de ne pas me rappeler ce que m'avait dit cette sage-femme lors de mon précédent accouchement. Ça ne peut pas être un signe que notre couple va mal. Certes, on ne se touche plus. Certes, j'ai plus envie de le fuir que de le suivre. Mais tout ça, ce sont les hormones, ça va passer, ça sera encore mieux, encore plus beau.
J'ai du mal à m'installer dans cette nouvelle vie à deux, alors que jamais ça ne m'était arrivé. C'est sans doute parce que c'est trop, son arrivée, puis ce bébé qui se loge en moi, la solitude souvent avec Petite Elfe, les nausées, la fatigue extrême. Doucement, tout commence à m'énerver. Son inaction, tout comme ses actes. Sa façon de faire, sa façon de vivre. Le partage des tâches quotidiennes. Son rythme de vie radicalement opposé au mien. Tout. Et cette fatigue, lancinante, qui me submerge...
Il y a des hauts bien sûr. Et puis des bas, souvent. Il y a la déception qui nous est renvoyée-que je n'attendais pas-à l'annonce de cette grossesse. Il y a l'homme que j'aime qui une nuit ne me rejoint pas dans son lit. Il y a ce matin où je crois que tout est terminé, où je commence à remplir mes valises et à déjà imaginer ce que sera le futur, seule avec cette grossesse, puis seule avec mes enfants. Peu importe, je sais que j'aurai la force, je n'ai pas peur. Je suis juste déçue.
Je crois qu'au fond c'est ce jour-là que tout s'est cassé. J'ai tout bien recollé les morceaux et j'ai mis ça sur le compte des hormones. Et puis...c'est devenu pire.
De tout m'énerve est arrivé le tout m'exaspère. Du tout m'exaspère a découlé le je ne l'aime plus. De la fatigue, de ma déception et de ma colère envers moi-même est né le dégoût. De cette vie nouvelle que déjà je déteste. De cet homme qui vit à mes côtés et sur qui je n'arrive même plus à poser mes yeux.
Mais j'imagine que les hormones n'y sont pas étrangères. J'attends, j'espère, je veux espérer plutôt. Un jour j'enfouis ma tête dans le sable, le lendemain je prends rendez-vous chez une psy. Mais le duo ne se reforme pas, c'est plutôt un duel qui se joue là et cette femme au milieu qui joue les arbitres.
Mais personne ne gagne, tout le monde perd. L'amour est mort, je le sais bien et je le fuis, de tout mon être.
Je ne suis que colère, c'est elle qui me maintient en vie. Elle et ma fille, dont les sourires chaque jour me rappellent que je n'ai pas vraiment envie de mourir. Peu importe si je me suis trompée. Peu importe ce que diront les gens. Peu importe si cela m'amène à faire place nette autour de moi. Peu importe et merde, aussi. J'ai mal et j'ai envie de tout envoyer valser. Lui le premier.
Je commence à me sentir mal dans cette maison que j'adore. Mon refuge, ma bulle envahie par cet homme devenu étranger et que toutes mes cellules rejettent. Alors je pars, je pars retrouver le cocon familial. Déposer les armes chez ma mère, réapprendre à vivre sans armure du matin au soir et l'épée au côté.
C'est à ce moment-là que la fatigue m'engloutit. Jusqu'ici j'ai tenu, résisté, et puis le flot des émotions a tout emporté. Je marche un peu, chaque jour, pour déclencher la naissance, pour rencontrer enfin cet enfant que je ne veux pas connaître. Je l'aime déjà bien sûr et en même temps... si elle n'était pas là, son père non plus ne serait pas à la maison. Si elle n'était pas là, je ne me serai pas engluée dans cette situation désespérée.
Je ne sais plus ce que je veux. L'élever seule, ne pas l'élever. Je ne sais même pas si je vais l'aimer autant que Petite Elfe tant cela me semble impossible. Je ne sais même pas si je vais l'aimer tout court d'ailleurs.
Évidemment, le moment arrive.
Je me souviens de cet accouchement si parfait pour Petite Elfe. La douleur largement supportable, le plus beau moment de ma vie.
J'avais juste oublié que les circonstances étaient différentes.
Cette fois-ci j'ai souhaité que le père soit ailleurs qu'à mes côtés, je pense franchement que j'aurais été capable de l'étrangler et pour le moins incapable de partager mon intimité avec celui que je considère désormais comme un étranger.
J'accouche avec ma mère pour me tenir la main, sans me juger, juste être là et partager.
Je ne sais pas si elle a eu si peur que moi. Ce jour-là j'ai cru que j'allais mourir. Ne n'exagère pas, je dois juste maintenant dire les choses, justement, comme elles sont. Le dire parce que je sens que cette ombre plane encore sur nous, que si Petite Plume a des difficultés avec le sommeil c'est lié à ce qui s'est passé, à notre histoire. Je veux passer à la suite du roman. Remplir la page pour la tourner.
J'ai cru mourir. Je n'ai même pas envisagé la péridurale, mon besoin de le vivre et-sans doute- de me punir aussi étant bien plus intense.
J'ai cru mourir de ce travail qui a duré trois heures et m'a paru trois jours.
J'ai cru mourir de ce bébé qui ne sortait pas tandis que je hurlais.
J'ai cru mourir lorsque j'ai croisé mon propre regard dans le miroir.
J'ai cru mourir en voyant cette femme blanche comme la mort et que l'espace d'un instant je n'ai pas reconnu.
J'ai cru mourir d'une souffrance que plus jamais je ne veux revivre.
J'ai cru mourir de cet instant qui marquait à tout jamais le lien inéluctable entre son père et moi.
C'était dur de mettre Petite Plume au monde. C'était dur parce que c'était la suite logique de notre histoire, de cette grossesse terrible. C'était la mort de ces sentiments ambivalents et mauvais qui m'emplissaient toute entière.
C'était dur parce que ça signifiait qu'à jamais j'allais être sa mère en même temps que cet homme que j'en étais venu à détester serait son père. C'était dur parce qu'il allait falloir composer avec mes choix jusqu'à la fin de ma vie.
C'était dur, parce qu'à l'instant même où ses yeux s'ouvraient sur le monde, tout ce que j'avais imaginé était à présent mort.
Une mort pour une naissance.
La naissance.
jeudi 17 avril 2014
Avant, je ne savais pas...
Avant, j'étais une femme encore plus active que maintenant (si, en vrai c'est possible).
Je sortais peu mais de fait j'adorais ça...la rareté de ces moments les rendaient plus précieux encore.
J'aimais aller à des concerts, chanter à tue tête ou rester muette d'émotion, sentir mon corps battre au rythme de la musique de longues minutes encore après être rentrée à la maison. Un jour prochain je recommencerai, quand le temps sera venu.
Je voyageais, j'ai toujours aimé ça. Survoler les nuages pour partir à la rencontre d'inconnus qui n'attendent que d'ouvrir leur cœur au vôtre et agrandir votre famille. Laisser à chaque endroit traversé un petit bout de mon cœur comme pour marquer les endroits dans lesquels un jour je reviendrais volontiers. J'ai cueilli des pierres de lune sur la sable d'une plage ensoleillée, j'ai marché sur les pas des Amérindiens et j'ai nagé dans l'eau couleur turquoise. J'ai aimé chaque instant de ces aventures. Un jour, c'est sûr, je recommencerai. Pour transmettre à mes enfants le bonheur de ces doux partages, l'envie d'être curieuses et le respect de l'Autre.
Avant j'allais où bon me semblait quand l'envie me prenait. Je pouvais faire des heures de route en une journée, des kilomètres improbables en un week-end, pour changer d'air, voir des amis ou découvrir de nouveaux paysages. Il est vrai qu'aujourd'hui tout a un peu changé...les filles aiment les transports autant que moi enfant (c'est dire!) et je limite mes déplacements au minimum qui nous est vital. Ce qui inclut par ci par là une virée à Paris en train car voir certains de ses amis...c'EST vital.
Avant je pouvais passer des journées entières au jardin, couchée dans l'herbe, tournant sous la pluie ou jardinant pieds nus dans la terre. Maintenant il est vrai que je peine à trouver dix minutes pour semer des capucines.
Avant j'adorais marcher dans les chemins, m'égarant sur les bords d'un ruisseau, marchant encore un peu plus, juste plus loin, pour voir, pour continuer, pour ne pas rentrer encore, juste un peu... Maintenant je marche dans les chemins une petite main dans la mienne, un petit corps contre le mien lové dans une écharpe et j'aime encore plus observer les papillons, raconter la naissance des fruits et cueillir des bouquets colorés en sentant mon cœur se réchauffer des rires de mon enfant. C'est un peu moins long, c'est différent. C'est mieux.
Avant je ne comprenais pas qu'un beau jour tout changerait, que subitement ça serait comme si je découvrais un nouvel horizon.
Avant je ne savais pas que la naissance d'un seul être pouvait changer le monde, mon monde. Que chaque battement d'un autre cœur pouvait sonner plus fort que n'importe lequel des miens.
Avant je ne savais pas que la plus belle des destinations était là, tout près, dans leurs yeux qui s'émerveillent.
Avant je ne savais pas encore à quel point j'aimais aimer, j'aimais la vie qui se cache en toute chose.
Je ne savais pas encore que j'étais quelqu'un d'optimiste.
Avant je pensais qu'un jour je serais une mère un peu stressée, et je ne savais pas à quel point je me trompais.
Avant je ne savais pas quel plaisir je prendrais à transmettre ce que je savais du cycle de la vie, les valeurs transmises par mes parents et dont je n'avais même pas conscience. Je ne savais pas non plus combien j'aimais l'endroit où j'étais née. Combien cet amour il était important de le transmettre, comme une fenêtre vers le futur, comme le chemin qui était et qui sera.
Avant je ne savais pas qu'un jour mes enfants porteraient des couches lavables, que je prendrai à ma manière soin de notre planète parce que ça sonne en moi comme une urgence pour nos enfants. Je ne savais pas que je serai bien plus touchée par l'écologie que ce qu'on m'en avait transmis.
Avant j'étais une autre, j'ai en partie élevée un petite fille qui n'était pas mienne, j'ai fait des erreurs et si tout était à refaire je ferais tellement différemment. J'ai été si autoritaire parfois... Je ne pourrai jamais revenir en arrière alors parfois je passe un coup de fil et pour quelques jours, cette petite fille devenue si grande, je la prends chez moi et je la serre un peu contre mon cœur. J'ai la chance d'avoir un ex-mari qui a confiance en moi suffisamment pour me confier cette enfant qui est la sienne et pas la mienne. Avant, je ne pensais pas une minute qu'une séparation puisse être aussi sereine. Avant je ne savais pas qu'on arriverait si bien à s'entendre. Que le temps apaiserait les maux/mots et que je me souviendrais alors pourquoi on s'est aimés.
Avant, je n'avais pas imaginé une seule seconde qu'un jour moi que mes amies surnommaient Arwen -en rapport à mon addiction à Tolkien- je donnerai ce prénom à mon premier enfant. J'imaginais encore moins à quel point mon cœur pouvait se gonfler et s'emplir de fierté lorsque cette même enfant et moi, lovées dans un canapé, nous partagerions les images des merveilleux films qu'en a fait Peter Jackson. Avant je ne savais pas combien ce prénom si particulier lui irait si bien.
Avant, je ne savais pas que la vie pouvait être si compliquée tout en étant si simple. Je ne savais pas que je deviendrai une femme pas vraiment comme je le pensais. Je ne savais pas que je trouverais le courage de faire ce qui a été et ce qui sera. Je ne savais pas à quel point l'opinion des autres importerait si peu pour moi.Je ne savais pas non plus le soutien que je recevrais d'une partie de ma famille. A quel point l'amour de ma mère illuminerait ma vie.
Avant, je ne savais pas que chaque lever de soleil m'en apprendrait un peu plus sur moi même et que mon cœur, chaque lune, s'ouvrirait un peu plus beau, un peu plus grand.
Avant Elles, je ne savais rien (j'étais un peu telle Jon Snow quoi...)
Je sortais peu mais de fait j'adorais ça...la rareté de ces moments les rendaient plus précieux encore.
J'aimais aller à des concerts, chanter à tue tête ou rester muette d'émotion, sentir mon corps battre au rythme de la musique de longues minutes encore après être rentrée à la maison. Un jour prochain je recommencerai, quand le temps sera venu.
Je voyageais, j'ai toujours aimé ça. Survoler les nuages pour partir à la rencontre d'inconnus qui n'attendent que d'ouvrir leur cœur au vôtre et agrandir votre famille. Laisser à chaque endroit traversé un petit bout de mon cœur comme pour marquer les endroits dans lesquels un jour je reviendrais volontiers. J'ai cueilli des pierres de lune sur la sable d'une plage ensoleillée, j'ai marché sur les pas des Amérindiens et j'ai nagé dans l'eau couleur turquoise. J'ai aimé chaque instant de ces aventures. Un jour, c'est sûr, je recommencerai. Pour transmettre à mes enfants le bonheur de ces doux partages, l'envie d'être curieuses et le respect de l'Autre.
Avant j'allais où bon me semblait quand l'envie me prenait. Je pouvais faire des heures de route en une journée, des kilomètres improbables en un week-end, pour changer d'air, voir des amis ou découvrir de nouveaux paysages. Il est vrai qu'aujourd'hui tout a un peu changé...les filles aiment les transports autant que moi enfant (c'est dire!) et je limite mes déplacements au minimum qui nous est vital. Ce qui inclut par ci par là une virée à Paris en train car voir certains de ses amis...c'EST vital.
Avant je pouvais passer des journées entières au jardin, couchée dans l'herbe, tournant sous la pluie ou jardinant pieds nus dans la terre. Maintenant il est vrai que je peine à trouver dix minutes pour semer des capucines.
Avant j'adorais marcher dans les chemins, m'égarant sur les bords d'un ruisseau, marchant encore un peu plus, juste plus loin, pour voir, pour continuer, pour ne pas rentrer encore, juste un peu... Maintenant je marche dans les chemins une petite main dans la mienne, un petit corps contre le mien lové dans une écharpe et j'aime encore plus observer les papillons, raconter la naissance des fruits et cueillir des bouquets colorés en sentant mon cœur se réchauffer des rires de mon enfant. C'est un peu moins long, c'est différent. C'est mieux.
Avant je ne comprenais pas qu'un beau jour tout changerait, que subitement ça serait comme si je découvrais un nouvel horizon.
Avant je ne savais pas que la naissance d'un seul être pouvait changer le monde, mon monde. Que chaque battement d'un autre cœur pouvait sonner plus fort que n'importe lequel des miens.
Avant je ne savais pas que la plus belle des destinations était là, tout près, dans leurs yeux qui s'émerveillent.
Avant je ne savais pas encore à quel point j'aimais aimer, j'aimais la vie qui se cache en toute chose.
Je ne savais pas encore que j'étais quelqu'un d'optimiste.
Avant je pensais qu'un jour je serais une mère un peu stressée, et je ne savais pas à quel point je me trompais.
Avant je ne savais pas quel plaisir je prendrais à transmettre ce que je savais du cycle de la vie, les valeurs transmises par mes parents et dont je n'avais même pas conscience. Je ne savais pas non plus combien j'aimais l'endroit où j'étais née. Combien cet amour il était important de le transmettre, comme une fenêtre vers le futur, comme le chemin qui était et qui sera.
Avant je ne savais pas qu'un jour mes enfants porteraient des couches lavables, que je prendrai à ma manière soin de notre planète parce que ça sonne en moi comme une urgence pour nos enfants. Je ne savais pas que je serai bien plus touchée par l'écologie que ce qu'on m'en avait transmis.
Avant j'étais une autre, j'ai en partie élevée un petite fille qui n'était pas mienne, j'ai fait des erreurs et si tout était à refaire je ferais tellement différemment. J'ai été si autoritaire parfois... Je ne pourrai jamais revenir en arrière alors parfois je passe un coup de fil et pour quelques jours, cette petite fille devenue si grande, je la prends chez moi et je la serre un peu contre mon cœur. J'ai la chance d'avoir un ex-mari qui a confiance en moi suffisamment pour me confier cette enfant qui est la sienne et pas la mienne. Avant, je ne pensais pas une minute qu'une séparation puisse être aussi sereine. Avant je ne savais pas qu'on arriverait si bien à s'entendre. Que le temps apaiserait les maux/mots et que je me souviendrais alors pourquoi on s'est aimés.
Avant, je n'avais pas imaginé une seule seconde qu'un jour moi que mes amies surnommaient Arwen -en rapport à mon addiction à Tolkien- je donnerai ce prénom à mon premier enfant. J'imaginais encore moins à quel point mon cœur pouvait se gonfler et s'emplir de fierté lorsque cette même enfant et moi, lovées dans un canapé, nous partagerions les images des merveilleux films qu'en a fait Peter Jackson. Avant je ne savais pas combien ce prénom si particulier lui irait si bien.
Avant, je ne savais pas que la vie pouvait être si compliquée tout en étant si simple. Je ne savais pas que je deviendrai une femme pas vraiment comme je le pensais. Je ne savais pas que je trouverais le courage de faire ce qui a été et ce qui sera. Je ne savais pas à quel point l'opinion des autres importerait si peu pour moi.Je ne savais pas non plus le soutien que je recevrais d'une partie de ma famille. A quel point l'amour de ma mère illuminerait ma vie.
Avant, je ne savais pas que chaque lever de soleil m'en apprendrait un peu plus sur moi même et que mon cœur, chaque lune, s'ouvrirait un peu plus beau, un peu plus grand.
Avant Elles, je ne savais rien (j'étais un peu telle Jon Snow quoi...)
jeudi 30 janvier 2014
Avoir si mal à toi...
Il y eut un début. C'était beau, c'était fort, c'était comme un grand soleil qui d'un coup brillait sur moi, éclairant l'avenir d'une perspective des plus belles.
Un début qui laissait présager que la suite serait grande. Je rêvais déjà à l'avenir, j'imaginais la famille qui s'agrandirait sûrement. Les enfants, leur fratrie complice, je l'espérais.
Il y eut un début, l'impatience qui me caractérise allant en grandissant, l'envie de plus que quelques heures volées au temps qui passe de loin en loin. L'envie chaque matin d'ouvrir mes yeux dans les siens, l'envie de laisser un peu ma voiture au garage et de cesser d'écumer les routes en quittant Petite Elfe le cœur serré d'être loin d'elle tout autant que bondissant de joie d'aller retrouver sa moitié.
Il y eut un début, puis 8 mois plus tard le jour tant attendu arrivait. Une valise à la main il était là, derrière la porte et je l'ouvrais enfin sur l'avenir.
Les premiers temps l'Amour remplit tout, chaque chose paraît soudain extraordinaire et chaque sourire rend les jours qui passent remplis de bonheur.
On prend nos marques à trois, c'est chouette.
Certains jours, c'est un peu plus compliqué, qui dit nouveau couple dit nouveau mode de communication, il faut s'apprendre.
Difficile pour Lui de quitter véritablement sa vie d'avant, difficile pour moi de prendre le temps de m'adapter, happée par le tourbillon de ma vie qui balaye chacune de mes journées. Pas toujours simple de prendre le temps d'expliquer comment on vit, de faire les compromis qui s'imposent quand je jongle entre ma fille, mon boulot et cette nouvelle vie qui s'ouvre remplie de questionnements. Est-ce que j'ai eu raison, pour Petite Elfe de demander à son père de quitter notre colocation et d'y faire entrer un autre homme qui l'élèvera tandis que dorénavant elle ne verra que très peu son papa? Est-ce que j'ai eu raison de lui demander de venir alors qu'il vient de si loin et que finalement on se connaît si peu?
Il y eut un début et puis tout se précipita.. Quelques semaines après son arrivée, le doute s'insinue en moi, quelques signes me font penser que...
Il est temps d'en être sûre. Il est absent, parti pour quelques jours mais je n'ai pas la force d'attendre, il FAUT que je sache. Un soir, en rentrant du boulot, Petite Elfe regarde calmement un dessin animé et moi je m'isole. Faire le test, savoir, maintenant.
J'en étais sûre. Je déborde d'une joie immense à la pensée qu'une seconde fois je vais connaître le bonheur de donner la vie. Je pleure, je lui parle à ce minuscule têtard en devenir, des millions de projets d'avenir se bousculent dans ma tête, au creux desquels deux enfants courent autour de moi.
Le prévenir, maintenant. Une photo envoyée dans le ciel, un coup de fil puis le tonnerre. Parce que si moi je le sentais, si j'en étais certaine ce n'était pas une évidence pour Lui, ni ce qu'il avait imaginé. Je le trouve glacial au bout du fil, je suis immédiatement douchée de mon nouveau Bonheur. On en parlera plus tard...
Les jours passent, j'attends son retour en caressant distraitement mon ventre empli de questions.
Il y eut un début et il y eut une fin. La fin des premiers émois, des papillons dans le ventre et des yeux qui brillent même au plus profond de la nuit. Le début des doutes, l'énervement qui s'installe. Rien ne va plus, Il est trop ci, pas assez ça... Moi qui quelques semaines auparavant débordait d'amour c'est maintenant, doucement, presque une sorte de haine qui s'installe. J'ai des milliers de griefs et cet enfant qui grandit dans mon ventre, sans prénom, sans véritable existence propre à mes yeux.
Incapable de leur parler, je me raccroche à la seule bouée qui me reste : ma fille. Chaque matin, sa voix me sort la tête de l'eau et me maintient au-dessus des flots pour s'éteindre le soir et me laisser plonger dans le néant.
J'ai mal à moi, j'ai mal à nous, j'ai mal à lui, mal à cette petite fille qui grandit en mon sein. J'ai mal, mal mal.
J'ai même fini par quitter ma maison, étrangère à mes murs, étrangère à tout ce qui faisait mon cocon depuis 3 ans. Retrouver la chaleur du foyer de mon enfance, panser mes plaies, survivre. J'ai l'impression d'être en train de mourir à moi-même, je ne me reconnais plus, bercée par la colère et le chagrin. Et cettte immense fatigue qui me submerge....
Heureusement qu'ils sont là, ma famille, mes amis. Il y a ceux qui sont juste là pour ouvrir leurs bras, il y a ceux qui sans le vouloir m'aident à nourrir ma colère et il y a ceux qui essaient d'apaiser la situation, qui me demandent de revenir sur ma décision, de lui laisser une seconde chance. Pour le moment je suis hermétique à ce genre de discours, j'ai juste mal. Et quand je le vois, j'ai envie de hurler, envie de lui cogner sur la poitrine pour crier ma rage, envie de lui dire que cet enfant je ne le veux plus, que je veux revenir en arrière, le voir repartir d'où il vient, je veux retrouver Karine, retrouver Maman Elfe, retrouver Petite Elfe. J'ai envie de pleurer.
Le 20 décembre, j'ai à nouveau donné la vie. Dans la juste lignée de cette terrible grossesse, dans la douleur. J'avais souhaité donner la vie naturellement, et je l'ai fait en croyant au passage y perdre la mienne. J'ai pleuré en 3 heures tout ce qui n'avait pas pu sortir pendant 9 mois. Je me suis excusée des dizaines de fois dans le délire au creux duquel j'étais plongée. Comme si demander pardon à la sage-femme, à ma mère qui tenait ma main était le premier pas vers la guérison de nous.
Les premiers jours, j'ai flotté dans une mer de doute et de colère qui s'efface, laissant place au chagrin. Je viens de donner la vie, je suis remplie d'amour pour cette petite fille sans laquelle je ne pourrais désormais plus vivre et je suis vide de tout le reste. Je voudrais tellement partager notre enfant, la découvrir, l'aimer, la couver à deux. Mais je n'y arrive pas, j'ai la gorge serrée, le cœur empli de larmes qui ne trouvent plus le chemin.
Il aura fallu plusieurs jours, les hormones qui m'habitaient laissant doucement place à mes yeux qui s'ouvrent. Des élans de tendresse qui me submergent envers celui que deux semaines plus tôt j'avais le sentiment de haïr.
Il aura fallu plusieurs jours pour lui laisser l'ouverture. Des mains qui se frôlent, des lèvres qui s'effleurent.
Il y eut un début, une fin, et le début d'autre chose. Nous sommes une famille, nous sommes quatre unis par un amour qui nous lient tous les uns aux autres. Il est temps désormais que chacun affirme la place qu'il a trouvé, temps que Petite Plume soit submergée de l'amour dont elle a manqué pendant quelques mois.
Ce billet, je me devais de le partager avec vous. Parce qu'écrire est le meilleur moyen de me libérer, parce que je ne suis pas la seule à qui ça peut arriver (coucou ma copine qui comprendra que je parle d 'elle). Parce que j'ai eu la chance qu'Il m'attende et ne refuse pas le premier pas vers un retour à nous. Parce que tout aurait pu finir alors que sans ces fichues hormones on n'en serait jamais arrivés là. Parler, parler et parler encore, c'est le seul moyen de ne pas laisser mourir ce qui fait ce nous. Parler même si c'est pour lui dire qu'on n'arrive pas à montrer notre amour. Parler pour lui expliquer qu'on est remplie de doutes mais parler pour être capable d'attendre l'arrivée de cet enfant, parler pour garder une certaine sérénité.
Parler.
Parler.
Un début qui laissait présager que la suite serait grande. Je rêvais déjà à l'avenir, j'imaginais la famille qui s'agrandirait sûrement. Les enfants, leur fratrie complice, je l'espérais.
Il y eut un début, l'impatience qui me caractérise allant en grandissant, l'envie de plus que quelques heures volées au temps qui passe de loin en loin. L'envie chaque matin d'ouvrir mes yeux dans les siens, l'envie de laisser un peu ma voiture au garage et de cesser d'écumer les routes en quittant Petite Elfe le cœur serré d'être loin d'elle tout autant que bondissant de joie d'aller retrouver sa moitié.
Il y eut un début, puis 8 mois plus tard le jour tant attendu arrivait. Une valise à la main il était là, derrière la porte et je l'ouvrais enfin sur l'avenir.
Les premiers temps l'Amour remplit tout, chaque chose paraît soudain extraordinaire et chaque sourire rend les jours qui passent remplis de bonheur.
On prend nos marques à trois, c'est chouette.
Certains jours, c'est un peu plus compliqué, qui dit nouveau couple dit nouveau mode de communication, il faut s'apprendre.
Difficile pour Lui de quitter véritablement sa vie d'avant, difficile pour moi de prendre le temps de m'adapter, happée par le tourbillon de ma vie qui balaye chacune de mes journées. Pas toujours simple de prendre le temps d'expliquer comment on vit, de faire les compromis qui s'imposent quand je jongle entre ma fille, mon boulot et cette nouvelle vie qui s'ouvre remplie de questionnements. Est-ce que j'ai eu raison, pour Petite Elfe de demander à son père de quitter notre colocation et d'y faire entrer un autre homme qui l'élèvera tandis que dorénavant elle ne verra que très peu son papa? Est-ce que j'ai eu raison de lui demander de venir alors qu'il vient de si loin et que finalement on se connaît si peu?
Il y eut un début et puis tout se précipita.. Quelques semaines après son arrivée, le doute s'insinue en moi, quelques signes me font penser que...
Il est temps d'en être sûre. Il est absent, parti pour quelques jours mais je n'ai pas la force d'attendre, il FAUT que je sache. Un soir, en rentrant du boulot, Petite Elfe regarde calmement un dessin animé et moi je m'isole. Faire le test, savoir, maintenant.
J'en étais sûre. Je déborde d'une joie immense à la pensée qu'une seconde fois je vais connaître le bonheur de donner la vie. Je pleure, je lui parle à ce minuscule têtard en devenir, des millions de projets d'avenir se bousculent dans ma tête, au creux desquels deux enfants courent autour de moi.
Le prévenir, maintenant. Une photo envoyée dans le ciel, un coup de fil puis le tonnerre. Parce que si moi je le sentais, si j'en étais certaine ce n'était pas une évidence pour Lui, ni ce qu'il avait imaginé. Je le trouve glacial au bout du fil, je suis immédiatement douchée de mon nouveau Bonheur. On en parlera plus tard...
Les jours passent, j'attends son retour en caressant distraitement mon ventre empli de questions.
Il y eut un début et il y eut une fin. La fin des premiers émois, des papillons dans le ventre et des yeux qui brillent même au plus profond de la nuit. Le début des doutes, l'énervement qui s'installe. Rien ne va plus, Il est trop ci, pas assez ça... Moi qui quelques semaines auparavant débordait d'amour c'est maintenant, doucement, presque une sorte de haine qui s'installe. J'ai des milliers de griefs et cet enfant qui grandit dans mon ventre, sans prénom, sans véritable existence propre à mes yeux.
Incapable de leur parler, je me raccroche à la seule bouée qui me reste : ma fille. Chaque matin, sa voix me sort la tête de l'eau et me maintient au-dessus des flots pour s'éteindre le soir et me laisser plonger dans le néant.
J'ai mal à moi, j'ai mal à nous, j'ai mal à lui, mal à cette petite fille qui grandit en mon sein. J'ai mal, mal mal.
J'ai même fini par quitter ma maison, étrangère à mes murs, étrangère à tout ce qui faisait mon cocon depuis 3 ans. Retrouver la chaleur du foyer de mon enfance, panser mes plaies, survivre. J'ai l'impression d'être en train de mourir à moi-même, je ne me reconnais plus, bercée par la colère et le chagrin. Et cettte immense fatigue qui me submerge....
Heureusement qu'ils sont là, ma famille, mes amis. Il y a ceux qui sont juste là pour ouvrir leurs bras, il y a ceux qui sans le vouloir m'aident à nourrir ma colère et il y a ceux qui essaient d'apaiser la situation, qui me demandent de revenir sur ma décision, de lui laisser une seconde chance. Pour le moment je suis hermétique à ce genre de discours, j'ai juste mal. Et quand je le vois, j'ai envie de hurler, envie de lui cogner sur la poitrine pour crier ma rage, envie de lui dire que cet enfant je ne le veux plus, que je veux revenir en arrière, le voir repartir d'où il vient, je veux retrouver Karine, retrouver Maman Elfe, retrouver Petite Elfe. J'ai envie de pleurer.
Le 20 décembre, j'ai à nouveau donné la vie. Dans la juste lignée de cette terrible grossesse, dans la douleur. J'avais souhaité donner la vie naturellement, et je l'ai fait en croyant au passage y perdre la mienne. J'ai pleuré en 3 heures tout ce qui n'avait pas pu sortir pendant 9 mois. Je me suis excusée des dizaines de fois dans le délire au creux duquel j'étais plongée. Comme si demander pardon à la sage-femme, à ma mère qui tenait ma main était le premier pas vers la guérison de nous.
Les premiers jours, j'ai flotté dans une mer de doute et de colère qui s'efface, laissant place au chagrin. Je viens de donner la vie, je suis remplie d'amour pour cette petite fille sans laquelle je ne pourrais désormais plus vivre et je suis vide de tout le reste. Je voudrais tellement partager notre enfant, la découvrir, l'aimer, la couver à deux. Mais je n'y arrive pas, j'ai la gorge serrée, le cœur empli de larmes qui ne trouvent plus le chemin.
Il aura fallu plusieurs jours, les hormones qui m'habitaient laissant doucement place à mes yeux qui s'ouvrent. Des élans de tendresse qui me submergent envers celui que deux semaines plus tôt j'avais le sentiment de haïr.
Il aura fallu plusieurs jours pour lui laisser l'ouverture. Des mains qui se frôlent, des lèvres qui s'effleurent.
Il y eut un début, une fin, et le début d'autre chose. Nous sommes une famille, nous sommes quatre unis par un amour qui nous lient tous les uns aux autres. Il est temps désormais que chacun affirme la place qu'il a trouvé, temps que Petite Plume soit submergée de l'amour dont elle a manqué pendant quelques mois.
Ce billet, je me devais de le partager avec vous. Parce qu'écrire est le meilleur moyen de me libérer, parce que je ne suis pas la seule à qui ça peut arriver (coucou ma copine qui comprendra que je parle d 'elle). Parce que j'ai eu la chance qu'Il m'attende et ne refuse pas le premier pas vers un retour à nous. Parce que tout aurait pu finir alors que sans ces fichues hormones on n'en serait jamais arrivés là. Parler, parler et parler encore, c'est le seul moyen de ne pas laisser mourir ce qui fait ce nous. Parler même si c'est pour lui dire qu'on n'arrive pas à montrer notre amour. Parler pour lui expliquer qu'on est remplie de doutes mais parler pour être capable d'attendre l'arrivée de cet enfant, parler pour garder une certaine sérénité.
Parler.
Parler.
jeudi 22 septembre 2011
Le jour où je suis devenue unibrasiste
Ah oui, excuse-moi mais j’adore inventer des mots pour désigner des choses qui ont déjà un nom (ou pas, d’ailleurs).
Unibrasiste : n.f., qui ne peut se servir que d’un seul de ses bras. Qui est momentanément "amputé" par la force des choses.
Moi, je suis devenue unibrasiste il y a maintenant 15 mois. Quand petite elfe est née, en fait. Ah bon, mais pourquoi ? Parce que petite elfe a toujours été du genre…euh…collée.
Parce que pendant 1 mois elle n’a dormi QUE sur moi. (j'entends encore les gens dire : il faut que tu dormes quand elle dort". Oui, mais si c'est sur moi, je fais comment? Ou bien encore "mais laisse-la pleurer". Ah oui, bonne idée, et au bout d'une heure, je retourne la chercher? avant de lui hurler dessus parce que mes tympans n'en peuvent plus)
Parce que petite elfe déteste que je fasse la vaisselle sans elle, elle croit, la petite innocente, que je m’éclate comme une dingue à jouer avec l’eau – sans elle mère indigne.
Parce qu’une maman doit toujours avoir un ou deux défis à relever en plus de gérer son boulot/son enfant/son mari/sa maison. Et quoi de plus sympa que d’essayer de porter le panier de linge mouillé dans une main alors qu’il te faut monter 15 marches et que petite elfe est collée à la glue perchée sur ton autre bras ? Quoi de plus amusant que de se maquiller (quand tu as le temps, bien sûr…compte au moins 14 mois après la naissance de ton prodige) avec la main droite quand oh tiens ! Une petite elfe sur ton bras droit qui met en pièces joue avec ton monobulle qui coûte la peau des fesses ?
Je suis donc officiellement unibrasiste. Une maman, quoi ! Je sais aussi faire pleins de trucs avec mes pieds comme ramasser un doudou qui pue par terre et faire 4 ou 5 choses en même temps mais ça aussi c’est normal, c’est un truc de femme maman. Il y a cependant quelque chose que je trouve inouï : apparemment, toutes les mères font ça mais ta belle-mère et ta belle-soeur certaines te disent que « Nan mais tu lui donnes de mauvaises habitudes … Y’en a que pour sa mère …c’est pas normal qu’elle soit collée à toi comme ça … c’est parce que tu l’as allaitée … t’aurais pas dû la faire dormir dans ton lit … cette petite, c’est rien qu’une maniérée… la nounou va en chier par ta faute… ». Bon. Une chose est claire : soit tu arrêtes de voir ces personnes tout à fait néfastes pour ton équilibre psychologique quand tu viens d’accoucher, soit tu les ignores en souriant béatement (mais ça c’est plus tard, au début, quand tu as les seins gonflés à bloc et le moral en vacances aux Bahamas t’es pas capable).
Quoi qu’il en soit, tu es unibrasiste, tu dois bien faire avec … Mais quand même, j’ai trouvé un super truc qui m’a franchement bien aidée pour pouvoir faire un tiers de ce que j’ai à faire tout en ayant petite elfe collée aux basques. D’abord, j’avais acheté une écharpe de portage euh…en fait deux. Je trouvais ça génial, ça possédait moults vertus, je maîtrisais bien les noeunoeuds et c’était beau. Et surtout, surtout j’avais comme la sensation de prolonger la grossesse en sentant petite elfe contre moi comme quand elle était bien au chaud dans mon gros bidon vergeturé. Yeah ! Oui mais petite elfe, elle, elle DETESTE le portage en écharpe. J’ai essayé plusieurs positions mais elle ne kiffe pas du tout, elle se tortille, elle essaie de faire croire aux passants que je veux l’étouffer en hurlant comme un cochon qu’on égorge. Echarpe, exit.
Pendant de très longs mois, j’ai donc laissé tomber, je la portais dans mes bras tout le temps en perfectionnant mes techniques d’unibrasiste. Et il y a deux mois, j’ai découvert le porte-bébé physiologique. Enfin j’avais déjà vu ça avant mais pas testé. Puis, bien lancée avec les vacances et deux mois de tête à tête avec petite elfe, je me suis jetée à l’eau. Je me suis ruinée offert un Manduca. En me disant que si elle détestait je le revendrai sur le Coincoin. Et là… miracle ! Petite elfe surkiffe le Manduca. Bien cachée dans mon dos ou calée devant dans mes bras, c’est le bonheur !!! Je peux donc étendre le linge, passer l’aspirateur, faire la vaisselle avec elle (du moment que ça dure moins de 10 minutes sans bouger, faut pas abuser quand même!). Je peux aller aux champignons avec mes cousins les elfes des bois. Je peux aller au zoo sans me ruiner les biceps et voir tous les animaux. Je peux aller à la foire en me faufilant entre les gens, sans faire la queue ni rouler sur un papi qui bloque au milieu de l’allée. Je peux passer en courant flâner nonchalemment dans les magasins de vêtements sans rester coincée entre les strings et les pyjamas. En bref, je peux vivre ma vie en toute liberté avec petite elfe, en respectant ses besoins de câlins.
Elle s’est même endormie dedans. Trois fois. Bonheur total. Pure félicité.
Tout ça pour dire que je suis POUR le portage. Que le portage, ça peut prendre différentes formes. Que l’écharpe, c’est bien mais il faut que les deux soient à l’aise. Qu’un porte bébé PHYSIOLOGIQUE, (oui je sais j’insiste mais c’est important) c’est cher mais que franchement ça vaut le coup. Perso, mon porte bébé, je lui voue un culte .
Voilà. Je suis toujours unibrasiste (on ne se refait pas), mais plus pour les longs moments. Des solutions existent. Parle-en à maman elfe !
Et si toi tu utilises un autre porte-bébé, viens en parler, j’adore avoir de nouveaux points de vue !
vendredi 16 septembre 2011
Les couches lavables pour les nuls ...euh les novices, pardon
D'abord, il n'y a pas un mais au moins 4 types distincts de couches : les couches classiques+culotte, les TE1, les TE2, et maintenant les couches hybrides. Bon. Essayons de faire le tri pour que tu ne te retrouves pas comme moi à fureter pendant des heures sur les forums pour choisir tes couches.
A mon avis (qui n'engage que moi), l'option la moins pratique est celle des couches classiques+culotte. La moins pratique quand ton enfant est gardé en crèche ou en nounou, s'entend. Parce que déjà que "couches lavables" ça coince, alors en plus "couche lavable en deux parties"... gloups! Ou comment le personnel de la crèche te haitet se venge sur ta petite merveille. Je t'épargne la description de ce type de couche, tu la trouveras partout sur le nain Ternett (oui, déteste-moi pour ce jeu de mot pitoyable!).
Ensuite, tu as les TE1 (Tout-en-un) à poche ou intégrales. Perso, j'utilise en majorité les TE1 à poche parce que :
c'est vraiment très proche d'une couche jetable (au niveau de l'aspect et de l'utilisation)
l'absorption est modulable en ajoutant des inserts (et ça, ça compte quand bébé elfe sieste 3 heures ou dort 13 heures la nuit - vas-y déteste-moi encore :-D )
Les TE2 (oui, bravo lectrice/lecteur perspicace, Tout-en-deux!), c'est un peu différent : l'insert ne se situe pas dans une poche mais est clipsé dans la couche (en gros, tu peux changer la partie absorbante mais garder la partie imperméable, donc en théorie dépenser moins de sous puisque tu n'achètes pas autant de "culottes" que tu veux de couches). Les TE2, c'est pas mal mais j'aime moins (et j'ai remarqué que dans le lot que je donne chaque jour, la nounou ne les utilise jamais! Elle aime donc moins aussi.)
Enfin, les couches hybrides je maîtrise moins mais en gros c'est un peu comme les TE2, sauf que pour la partie absorbante tu peux la choisir lavable ou jetable. J'imagine que c'est pratique en vacances mais je me demande pourquoi mettre du jetable dans les couches si tu as choisi de faire un geste écolo et économique en lavant tes couches? Donc, tu l'auras compris, je ne trouve pas mon bonheur avec les couches hybrides non plus. Par contre, si toi tu kiffes les couches hybrides et que tu veux ajouter quelque chose, fais-moi signe!
Bon. Voilà. La présentationpassionnante des couches est faite. Maintenant tu vas pouvoir te la péter en soirées sauf qu'avec un bébé tu ne sors jamais, informer tes copines et faire de nouvelles adeptes pour la grande secte des nanas-cinglées-qui-lavent-les-couches-alors-qu'il-en-existe-des-jetables. Bienvenue chez les laveuses!
Mais c'est pas l'tout. Les lavables, c'est quand même de l'organisation et un peu de matos. Laisse-moi t'expliquer tout ça.
D’abord, pour tourner sur une lessive tous les deux jours, je te conseille 20-25 couches, plus 3 couches « de nuit » (soit tu choisis d’en acheter des spéciales nuit, soit tu fais comme moi et tu utilise des grandes TE1 à poche avec 1 à 4 inserts bambous ou tencel supplémentaires).
Niveau inserts, si tu utilises des TE1 à poches, il va te falloir des inserts supplémentaires quand bébé va grandiret pissouiller comme un chameau . J’en ai acheté en bambou, sur plusieurs sites internet puis comme cela revient plutôt cher, j’ai préféré acheter du tissu et les faire moi-même.
Soit tu connais une couturière, qui va te les coudre tous beaux tous propres, soit tu n’en connais pas et dans ce cas tu découpes seulement de grands rectangles que tu replies en deux ou quatre et ça le fait aussi très bien ! Perso, j’ai cousu les premiers, puis je me suis pas embêtée pour les suivantsparce qu'honnêtement on n'a JAMAIS le temps avec un bébé elfe à la maison ! Tu peux te fournir en tissu sur nain Ternett, ou bien ailleurs si tu trouves. Niveau matières, les plus absorbantes sont le bambou, le chanvre et le tencel. Le chanvre est très long à sécher et à la longue garde les odeurs. Le bambou est un poil long à sécher. A mon avis, le mieux est le tencel (ça sèche vite et ça absorbe un max).
Jene t'ai pas encore parlé des voiles : en effet, pour que le travail de décacatage soit moins pénible, tu peux mettre des voiles dans les couches. Ca retientpas toujours la plupart des selles que tu jettes directement dans les toilettes. Soit tu es hyper écolo et tu utilises des voiles en polaire (effet bébé au sec) faits par toi même et donc réutilisables à vie. Soit tu es aussi écolo mais tu fais garder ton enfant et achètes plutôt des voiles biodégradables (donc jetables, oui je sais, mais dans les toilettes. Et en plus tant qu'il n'y a pas de caca, tu peux les laver et les réutiliser). Je dis pas ça pour te contrarier mais parce que je doute que ta nounou kifferait racler les voiles polaires cacateux!
N’oublie pas, jeuneboulet novice qu’une couche est au top de son absorption après 10-15 lavages et qu’avant de les utiliser, tu dois d’abord laisser tremper les inserts 12h dans l’eau froide, avant de les laver puis sécher 2-3 fois avant utilisation.
Pour le stockage des couches en attendant la lessive, je pense que le plus pratique et hygiénique est le stockage à sec : tu prends un seau ou une poubelle avec un couvercle. A chaque change, tu pschittes la couche pipiteuse ou cacateuse avec un spray désinfectant que tu peux fabriquer toi-même à moindre coût (alcool à 40° et huiles essentielles, la recette se trouve sur nain Ternett). Le spray empêche la prolifération des microbes et surtout il t’évite d’acheter de l’anti bactérienqui coûte la peau des fesses à rajouter lors de tes lessives, sinon cela revient vite cher et ton banquier ne te kiffera finalement plus du tout.
Au niveau des lessives, j'ai essayé plusieurs organisations mais j'ai fini par trouver ce qui me va le mieux : tous les deux jours, je fais deux machines : une qui contient les couches et lesdizaines de vêtements de la famille, à 40°C : puis une seconde qui contient les inserts, les serviettes de toilette, torchons, lingettes lavables à 90°C. Tu liras partout qu'on peut laver les couches avec le linge familial et l'anti bactérien mais je préfère ma méthode parce que sinon, à la longue, les couches sentaient un peu mauvais, l'odeur de pipi d'elfe est tenace!
En résumé, pour tes couches, tu auras besoin d 'alcool à 40°, d'huiles essentielles (Tea Tree, citron, eucalypus, lavande) et d'une lessive spécialequi coûte donc un peu cher ou une lessive écolo, ou une lessive made by you (tant qu'elle ne contient pas de glycérine c'est ok).
Et si on va un peu plus loin... tu auras aussi besoin de polaire pour te faire une trentaine de petits carrés (lingettes lavables nous voilà!), d'eau de chaux et d'huile d'olive pour faire ton liniment toi-même. Mais ceci est une autre histoire...
A mon avis (qui n'engage que moi), l'option la moins pratique est celle des couches classiques+culotte. La moins pratique quand ton enfant est gardé en crèche ou en nounou, s'entend. Parce que déjà que "couches lavables" ça coince, alors en plus "couche lavable en deux parties"... gloups! Ou comment le personnel de la crèche te hait
Ensuite, tu as les TE1 (Tout-en-un) à poche ou intégrales. Perso, j'utilise en majorité les TE1 à poche parce que :
c'est vraiment très proche d'une couche jetable (au niveau de l'aspect et de l'utilisation)
l'absorption est modulable en ajoutant des inserts (et ça, ça compte quand bébé elfe sieste 3 heures ou dort 13 heures la nuit - vas-y déteste-moi encore :-D )
Les TE2 (oui, bravo lectrice/lecteur perspicace, Tout-en-deux!), c'est un peu différent : l'insert ne se situe pas dans une poche mais est clipsé dans la couche (en gros, tu peux changer la partie absorbante mais garder la partie imperméable, donc en théorie dépenser moins de sous puisque tu n'achètes pas autant de "culottes" que tu veux de couches). Les TE2, c'est pas mal mais j'aime moins (et j'ai remarqué que dans le lot que je donne chaque jour, la nounou ne les utilise jamais! Elle aime donc moins aussi.)
Enfin, les couches hybrides je maîtrise moins mais en gros c'est un peu comme les TE2, sauf que pour la partie absorbante tu peux la choisir lavable ou jetable. J'imagine que c'est pratique en vacances mais je me demande pourquoi mettre du jetable dans les couches si tu as choisi de faire un geste écolo et économique en lavant tes couches? Donc, tu l'auras compris, je ne trouve pas mon bonheur avec les couches hybrides non plus. Par contre, si toi tu kiffes les couches hybrides et que tu veux ajouter quelque chose, fais-moi signe!
Bon. Voilà. La présentation
Mais c'est pas l'tout. Les lavables, c'est quand même de l'organisation et un peu de matos. Laisse-moi t'expliquer tout ça.
D’abord, pour tourner sur une lessive tous les deux jours, je te conseille 20-25 couches, plus 3 couches « de nuit » (soit tu choisis d’en acheter des spéciales nuit, soit tu fais comme moi et tu utilise des grandes TE1 à poche avec 1 à 4 inserts bambous ou tencel supplémentaires).
Niveau inserts, si tu utilises des TE1 à poches, il va te falloir des inserts supplémentaires quand bébé va grandir
Soit tu connais une couturière, qui va te les coudre tous beaux tous propres, soit tu n’en connais pas et dans ce cas tu découpes seulement de grands rectangles que tu replies en deux ou quatre et ça le fait aussi très bien ! Perso, j’ai cousu les premiers, puis je me suis pas embêtée pour les suivants
Jene t'ai pas encore parlé des voiles : en effet, pour que le travail de décacatage soit moins pénible, tu peux mettre des voiles dans les couches. Ca retient
N’oublie pas, jeune
Pour le stockage des couches en attendant la lessive, je pense que le plus pratique et hygiénique est le stockage à sec : tu prends un seau ou une poubelle avec un couvercle. A chaque change, tu pschittes la couche pipiteuse ou cacateuse avec un spray désinfectant que tu peux fabriquer toi-même à moindre coût (alcool à 40° et huiles essentielles, la recette se trouve sur nain Ternett). Le spray empêche la prolifération des microbes et surtout il t’évite d’acheter de l’anti bactérien
Au niveau des lessives, j'ai essayé plusieurs organisations mais j'ai fini par trouver ce qui me va le mieux : tous les deux jours, je fais deux machines : une qui contient les couches et les
En résumé, pour tes couches, tu auras besoin d 'alcool à 40°, d'huiles essentielles (Tea Tree, citron, eucalypus, lavande) et d'une lessive spéciale
Et si on va un peu plus loin... tu auras aussi besoin de polaire pour te faire une trentaine de petits carrés (lingettes lavables nous voilà!), d'eau de chaux et d'huile d'olive pour faire ton liniment toi-même. Mais ceci est une autre histoire...
mercredi 14 septembre 2011
Mais pourquoi les couches lavables?
Oui, et pourquoi un article là-dessus?
D'abord parce que, tu vois, en ce moment les couches lavables c'est un peu mon quotidien, je lave, je range, je compte couches lavables :-)
Oui, mais pourquoi avoir choisi de ne pas acheter, utiliser, jeter moults couches jetables si pratiques? Pourquoi tenir AB-SO-LU-MENT à laver les couches de sa petite merveille? Tu aimes avoir les mains dans le caca, maman elfe? Euh...non, pas vraiment en fait ça ne me dérange pas plus que ça.
En écrivant cet article, je pense à ma grand-mère, toute goguenarde de dire à ses copines "Ma petite fille elle utilise des couches lavables, tu vois, elle vit encore au Moyen Age", je pense à tous les gens qui m'ont demandé "Mais...euh...tu les laves?" (ben nan je les laisse sécher puis je les remet comme ça eh oui, bien sûr que je les lave) et je pense surtout au "ah bon?" un peu gêné de ma voisine quand je lui ai expliqué que oui, j'avais choisi les lavables pour ma fille vu que je le faisais pour moi :-D.
Si toi aussi, maman ou future mamanen mode baleine échouée tu as envie de te lancer mais tu te demandes encore pourquoi... hop, un petit balayage des idées reçues :
Les couches lavables, ça prend trop de temps
Eh non, faux! Ca prend 10 minutes tous les deux jours au moment de les défaire pour les mettre dans la machine, et 15 minutes tous les deux jours pour les refaire une fois sèches. Compte un peu le temps d'aller au supermarché dévaliser les rayons de couches en promo (et d'hésiter entre les Pambeurk et les Hughabeurk), de les stocker une fois rentrée chez toi, de vider ta poubelle (qui pue le caca atomique) tous les jours, de l'amener dans la poubelle dehorset par la même occasion de te peler les miches en hiver par moins 15°C... bingo, tu as gagné du temps avec tes lavables!
Les couches lavables, c'est beurk
Alors là...franchement, ça dépend de ta perception de la chose. Tu peux trouver que le pipi-caca de ton enfant te répugne (mais bon, de toute façon il est pas jetable faut le prendre avec) et il va te falloir un peu de temps pour t'habituer. Ou bien alors tu peux trouver que, après tout, soyons nature, c'est quand même quelque chose de naturel et que tu peux bien faire avec. Perso, caca ou pas, ça ne change pas grand chose, je ne trouve pas ça répugnant de laver les couches.
Les couches lavables, c'est pas si écolo que ça, t'as vu la quantité d'eau pour les laver?
Renseigne-toi sur le net, les couches jetables c'est autrement plus gourmand en eau ET hyper polluant à la fabrication que les lavables, même avec une lessive tous les deux jours! En plus, pour moi le côté écolo c'est aussi faire des économies et, de ce côté-là, il est clair que si tu choisis les lavables, ton compte en banque va aimeret ton banquier va te kiffer! Ok, au début ça fait une grosse dépense d'un coup, mais ensuite...c'est vraiment pas grand chose!
Utiliser les couches lavables, c'est refuser le progrès.
Eh bien...Moi je dirai juste qu'on peut s'interroger sur le progrès... La bombe atomique,par exemple, c'était bien le progrès, est-ce que pour autant c'est merveilleux? Aujourd'hui, les couches jetables engraissent de grosses usines à pognon et moi je refuse de marcher dans leurs combines. En plus, même mamie le reconnaît, les couches lavables ont énormément évolué et une autre offre que les langes/épingles à nourrice est disponible sur le marché. Et les lavables, c'est 'achement plus joli que les jetables avec un vilain ours qui sourit (pourquoi il sourit l'ours, il est content de vivre au pays du pipi?). Il y a même des sites internet où tu peux commander des lavables entièrement conçues par toi-même ... sisi!
Les couches lavables, c'est pas très absorbant et ça irrite les fesses des bébés.
Alors là, une chose est sûre : les jetables, c'est HYPER absorbant, je suis d'accord... mais quand on sait grâce à quoi, gloups... Je préfère changer ma fille un petit peu plus (ou pas, d'ailleurs) et que ses petites fessesrebondies fragiles ne soient pas au contact de tout un tas de substances chimiques et pas du tout naturelles.
Pour les lavables, l'absorption est modulable (on ajoute ou on enlève des inserts) et il existe des matières vraiment très absorbantes et totallement naturelles qui font l'affaire aussi bien que des jetables. Dans le jardin de maman elfe, bébé elfe fait de longues nuits, parfois jusqu'à 14 heures et pas une fuite!
Quand aux fesses, elles ne sont pas plus irritées en lavables qu'en jetables, elles le sont même souvent moins puisque pas de substances chimiques dans les lavables.
Les couches lavables ne sont pas acceptées par la crèche ou la nounou
Alors là de deux choses l'une : soit tu as de la chance et en fait ta nounou est super ouverte (comme la mienne, enfin celle de ma fille), elle trouve même ça rigolo (après un instant de déconfiture quand tu as prononcé le magique "couches lavables" qui ne laisse JAMAIS de marbre, crois-moi), soit non. Non, non, non. Eh bien dans ce cas, moi je tenterai d'abord la diplomatie : genre tu te pointes avec tes couches, tu montres et tu prouves donc que ce n'est pas plus sale ni plus de travail. Si la diplomatie ne marche pas, ne donne quand même que des lavables à ton enfant, tu ne les a pas achetées pour rien! Puis prends bien soin de pourrir la nounou ou le personnel de la crèche en les culpabilisant sur leur attitude anti-écolo (en fait, vous les aimez pas les enfants, puisque vous voulez contribuer à pourrir leur planète). Ca devrait marcher... en plus, à voir mais je ne crois pas qu'il existe une loi qui stipule qu'on puisse te refuser ton enfant pour cause de lavables. Dites-moi tout si vous avez des infos la-dessus!
Par contre, je pense que tu dois bien choisir tes lavables, et à mons avis, si ta progéniture doit être gardée, le système des TE1 à poche est quand même le mieux car elles se présentent EXACTEMENT comme des jetables (et c'est donc plus facile d'argumenter).
Bon. Voilà donc le pourquoi du comment. La prochaine fois, je te parle des différents types de couches et du matos à prévoir si tu veux te lancer dans l'aventure...
D'abord parce que, tu vois, en ce moment les couches lavables c'est un peu mon quotidien, je lave, je range, je compte couches lavables :-)
Oui, mais pourquoi avoir choisi de ne pas acheter, utiliser, jeter moults couches jetables si pratiques? Pourquoi tenir AB-SO-LU-MENT à laver les couches de sa petite merveille? Tu aimes avoir les mains dans le caca, maman elfe? Euh...
En écrivant cet article, je pense à ma grand-mère, toute goguenarde de dire à ses copines "Ma petite fille elle utilise des couches lavables, tu vois, elle vit encore au Moyen Age", je pense à tous les gens qui m'ont demandé "Mais...euh...tu les laves?" (
Si toi aussi, maman ou future maman
Les couches lavables, ça prend trop de temps
Eh non, faux! Ca prend 10 minutes tous les deux jours au moment de les défaire pour les mettre dans la machine, et 15 minutes tous les deux jours pour les refaire une fois sèches. Compte un peu le temps d'aller au supermarché dévaliser les rayons de couches en promo (et d'hésiter entre les Pambeurk et les Hughabeurk), de les stocker une fois rentrée chez toi, de vider ta poubelle (qui pue le caca atomique) tous les jours, de l'amener dans la poubelle dehors
Les couches lavables, c'est beurk
Alors là...franchement, ça dépend de ta perception de la chose. Tu peux trouver que le pipi-caca de ton enfant te répugne (mais bon, de toute façon il est pas jetable faut le prendre avec) et il va te falloir un peu de temps pour t'habituer. Ou bien alors tu peux trouver que, après tout, soyons nature, c'est quand même quelque chose de naturel et que tu peux bien faire avec. Perso, caca ou pas, ça ne change pas grand chose, je ne trouve pas ça répugnant de laver les couches.
Les couches lavables, c'est pas si écolo que ça, t'as vu la quantité d'eau pour les laver?
Renseigne-toi sur le net, les couches jetables c'est autrement plus gourmand en eau ET hyper polluant à la fabrication que les lavables, même avec une lessive tous les deux jours! En plus, pour moi le côté écolo c'est aussi faire des économies et, de ce côté-là, il est clair que si tu choisis les lavables, ton compte en banque va aimer
Utiliser les couches lavables, c'est refuser le progrès.
Eh bien...Moi je dirai juste qu'on peut s'interroger sur le progrès... La bombe atomique,par exemple, c'était bien le progrès, est-ce que pour autant c'est merveilleux? Aujourd'hui, les couches jetables engraissent de grosses usines à pognon et moi je refuse de marcher dans leurs combines. En plus, même mamie le reconnaît, les couches lavables ont énormément évolué et une autre offre que les langes/épingles à nourrice est disponible sur le marché. Et les lavables, c'est 'achement plus joli que les jetables avec un vilain ours qui sourit (pourquoi il sourit l'ours, il est content de vivre au pays du pipi?). Il y a même des sites internet où tu peux commander des lavables entièrement conçues par toi-même ... sisi!
Les couches lavables, c'est pas très absorbant et ça irrite les fesses des bébés.
Alors là, une chose est sûre : les jetables, c'est HYPER absorbant, je suis d'accord... mais quand on sait grâce à quoi, gloups... Je préfère changer ma fille un petit peu plus (ou pas, d'ailleurs) et que ses petites fesses
Pour les lavables, l'absorption est modulable (on ajoute ou on enlève des inserts) et il existe des matières vraiment très absorbantes et totallement naturelles qui font l'affaire aussi bien que des jetables. Dans le jardin de maman elfe, bébé elfe fait de longues nuits, parfois jusqu'à 14 heures et pas une fuite!
Quand aux fesses, elles ne sont pas plus irritées en lavables qu'en jetables, elles le sont même souvent moins puisque pas de substances chimiques dans les lavables.
Les couches lavables ne sont pas acceptées par la crèche ou la nounou
Alors là de deux choses l'une : soit tu as de la chance et en fait ta nounou est super ouverte (comme la mienne, enfin celle de ma fille), elle trouve même ça rigolo (après un instant de déconfiture quand tu as prononcé le magique "couches lavables" qui ne laisse JAMAIS de marbre, crois-moi), soit non. Non, non, non. Eh bien dans ce cas, moi je tenterai d'abord la diplomatie : genre tu te pointes avec tes couches, tu montres et tu prouves donc que ce n'est pas plus sale ni plus de travail. Si la diplomatie ne marche pas, ne donne quand même que des lavables à ton enfant, tu ne les a pas achetées pour rien! Puis prends bien soin de pourrir la nounou ou le personnel de la crèche en les culpabilisant sur leur attitude anti-écolo (en fait, vous les aimez pas les enfants, puisque vous voulez contribuer à pourrir leur planète). Ca devrait marcher... en plus, à voir mais je ne crois pas qu'il existe une loi qui stipule qu'on puisse te refuser ton enfant pour cause de lavables. Dites-moi tout si vous avez des infos la-dessus!
Par contre, je pense que tu dois bien choisir tes lavables, et à mons avis, si ta progéniture doit être gardée, le système des TE1 à poche est quand même le mieux car elles se présentent EXACTEMENT comme des jetables (et c'est donc plus facile d'argumenter).
Bon. Voilà donc le pourquoi du comment. La prochaine fois, je te parle des différents types de couches et du matos à prévoir si tu veux te lancer dans l'aventure...
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