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lundi 23 janvier 2012

Ecrire, c'est rêver!

Aujourd'hui, je suis venue vous parler d'une idée de génie qu'a eue mon amie Maman des champs. Emilie (de son pt'it nom) est écrivain et elle eu envie de faire de nous des auteurs d'un jour. Le principe étant le suivant : elle nous donne des contraintes, et nous devons écrire un texte en les respectant. Les contraintes étant : un cadre et des mots à placer dans le texte.

Pour le moment, deux textes ont été lancés, et je suis toujours stupéfaite de voir à quel point un même thème peut amener des productions différentes...la magie de l'écriture!!! Et bien sûr je n'ai pas pu résister, il FALLAIT que je participe!

Je vous propose donc de vous faire partager mes deux petits écrits et je vous encourage vivement à aller découvrir le blog d'Emilie ici (et du coup à lire tous les autres textes) et à la suivre sur facebook par là. Ca va parler de littérature dans le coin!

Allez...immersion dans le monde imaginaire de maman elfe, prêts?

Pour le premier texte, les contraintes étaient les suivantes :
Le héros ou l'héroïne de votre histoire devra forcément être un être fantastique (fée, lutin, elfe... comme vous voulez). Il vous faudra intégrer les mots suivants:
-fromage
-farandole
-mariage
-mot
-thé
-shampooing
-ordinateur
-billevesée
 
 Et voici ce que j'en ai fait : 
Bonjour ! Mon nom est Tain Pu Lu Tain. Je suis un gnome des forêts perdues. Tu ne connais pas les forêts perdues ? Normal, elles sont perdues ! Et crois-moi, c’est mieux comme ça ! Chez nous, point d’ordinateurs ni de télévisions. Nous vivons très chichement, dans de petites grottes nichées au creux des arbres. Billevesées, dis-tu ? Ne sois pas si prompt à juger, les grottes arboricoles sont de véritables joyaux, creusées dans les plus hautes branches des plus vieux chênes de la forêt.
Aujourd’hui, l’excitation règne parmi mon peuple. Ce 53 juillembre est un jour très particulier, car notre prince Royalty le Magnifique célèbre son mariage. Il épouse Boursicota la Flamboyante, fille de Pétroleum, roi du monde des gnomes.
Et moi, Lu, je suis le chambellan de Royalty, c’est donc à moi que revient l’insigne honneur d’organiser toute la cérémonie. Crois-moi sur parole, je ne suis pas enchanté. La coutume veut que pour un mariage princier, le repas ne doive être constitué que de fromage de miel. Seules les abeilles Font-Ktionnaires produisent le miel à fromage, et les pourparlers avec leur peuple sont compliqués. Je n’ai jamais réussi à apprendre leur langage si particulier à base d’entrechats douze et de bourdonnements étranges qui vous vrillent les tympans. Un peuple qui communique sans utiliser de mots, je trouve cela suspect.
 J’ai donc du trouver un nain terprète, un jeune prodige trijambiste dont je ne supporte pas les manières. Ce nain est étrange, il refuse de parler tant qu’il n’a pas fait son shampooing aux baies de sureau entre 7h13 et 7h28, et il sirote du thé de lentilles à longueur de journée dans une petite flasque en étain gravée aux armoiries des elfes sylvains. Je me demande où cet étrange personnage a pu dénicher un tel objet…mais pas question que je le lui demande, il pourrait prendre ça comme une marque d’amitié et devenir plus collant que la sève des pins au printemps.
Je disais donc que j’ai trouvé un nain terprète, mais il serait fou de penser que mes problèmes se sont réglés. Les abeilles Font-Ktionnaires étant en grève depuis 3 milléniaires, il a fallu dépenser une bonne partie du trésor royal afin de les convaincre de se remettre au travail. Et embaucher une foule de fourmis Croondes pour leur masser les mandibules afin d’augmenter la production du précieux nectar.
Bref, le mariage est là et aujourd’hui sera la plus longue journée de ma vie. Surveiller le banquet, guider la farandole processionnaire, souffler les répliques au prêtre, vérifier que le gnome farceur ne se cache pas sous la robe de Boursicota, et mille autres choses !
Tiiiiiiiiiiiiiilt !!!! Ohoh, voilà les carillons qui tintinabulent, on y est ! Pas de temps à perdre, je dois conduire le troglodyptère qui guidera le cortège royal. Mais… que se passe-t-il ?
Oh mon pieu ! Boursicota…elle…euh…elle est couverte de boutons pustulants !!! Qu’a-t-il bien pu lui arriver ? Et… Royalty aussi !!!  Oooooooh, j’ai compris ! Ces deux-là n’ont pas pu s’empêcher d’aller froquiter dans les tilleuls !
Laisse-moi t’expliquer. Chez les gnomes, la coutume veut que les promis ne se connaissent pas physiquement avant leur mariage. Tous les gnomes le savent, dès le berceau. Mais Royalty a toujours été si têtu… il a du penser qu’il ne s’agissait que d’une coutume stupide et a voulu braver la tradition.  Ce petit freluquet a décidé de ruiner ma journée. Où vais-je pouvoir trouver de quoi camoufler cela ? Que pensera le peuple en voyant celui que celui qui s’apprête à devenir leur roi est incapable de dominer ses hormones en érupulsion ?
C’est le moment que choisit le nain terprète pour surgir dans mon dos. Détestable habitude, que celle de ce personnage loufoque ! Que veut-il encore ? Tandis que j’ouvre la bouche pour lui signifier de déguerpir sur-le-champ, le voilà qui s’avance vers le couple princier. Non mais quel toupet ! Comment ose-t-il approcher ces royales majestés ?
Avant que je n’ai le temps de l’en empêcher, il accélère le pas, fonce droit sur le couple, ses mains soudain luisantes levées vers le soleil et… un éclair jaillit de ses paumes ouvertes pour gifler le visage des souverains. Qui instantanément changent de couleurs.  Plus de boutons, et Boursicota est plus rayonnante que jamais.
C’est donc cela que cachait ce nain ? Des pouvoirs ? Ce blason elfique… ce pourrait-il que ?
Mais oui, c’est donc cela ! Ce nain, c’est…



Pour le texte suivant, voilà ce qui nous attendait : 
Vous ouvrez votre fenêtre, décrivez moi ce que vous voyez. ça peut être la réalité ou pas du tout.
Votre texte devra contenir les 15 mots suivants:
- Puzzle
- Détective
- Accouchement
- Grenouille
- Myosotis
- Quartier
- Sucette
- Candidat
- Amour
- Numismate
- Maquereau
- Bouchon
- Anthropophage - Pyramide
- Rhododendron
- Mauve
 Celui-là, il m'a vraiment plu, j'ai donc mitonné ça : 
7h18, comme tous les matins, la sonnerie de mon instrument de torture réveil joue sa symphonie en sol mineur version fa dièse. J’ai encore un peu les yeux qui collent et mon corps est couvert de sueur. Mince, je tremble !
C’est ce fichu cauchemar, aussi… Ca arrive tous les lundis depuis la reprise et ça commence à sérieusement m’effrayer. Laisse-moi te raconter.
Au début, je me trouve à Paris, devant la pyramide du Louvre. Ca commence bien, parce  que ça fait bien longtemps que je n’ai pas vu cette chère Mona, et je me dis que c’est une occasion à ne pas rater (bah oui, je me le dis tous les lundis, parce que dans mes rêves j’ai une mémoire de poisson rouge. Ou bien parce qu’un rêve c’est comme un film. A chaque fois que je regarde Troie, Brad Pitt couche avec la même nana, montre ses fesses au début du film et meurt à la fin. J’ai beau regarder, encore et encore, jamais il ne s’en sort. C’est nul.). Bref, revenons à nos maquereaux. Je suis donc là, devant cette pyramide, dans le …euh… dans un arrondissement de Paris, donc. Il faut dire que cette ville est sympa mais c’est un vrai puzzle, avec tous ces arrondissements et ces quartiers… Je ne suis pas hyper à l’aise avec ça.  Je m’insère dans la file d’attente et je laisse vagabonder mes oreilles. Derrière moi, c’est un détective qui est là, il raconte à sa femme qu’il pense bientôt boucler son enquête pour ce gros client dont il lui a parlé hier (encore une histoire d’amour qui a mal tourné, si tant est que tuer l’amant de sa femme puisse être qualifié de mauvais tournant). Devant, un numismate qui vient prendre son pied en admirant les pièces disséminées dans le musée, qu’il connaît vraisemblablement par cœur. A ma gauche, une dame âgée explique à son amie qu’elle a enfin réussi à obtenir le bouchon de champagne qui manquait à sa collection, grâce à sa petite fille qui travaille chez Trois-Gros et qui a débarrassé la table de Ballaré venu boire un petit verre entre amis  Il ne manque plus que le tueur psychopathe anthropophage et le tableau sera complet. Complet pour quoi ? Mais…pour la suite de mon cauchemar, voyons !
Comme ça n’avance pas beaucoup et que j’ai horreur de rester là sans bouger, je sors de mon sac à dos une sucette. Tu sais, une de ces sucettes bicolores qui ont le même goût que les colliers…mamie m’en achetait pleins quand j’étais petite (maintenant, je suis grande, je les achète toute seule). Tout en la suçant lentement, je repense à mon accouchement…je mangeais la même sucette lorsque j’ai perdu les eaux en regardant Harry Potter, ça laisse des traces. Ca, c’était la partie sympa, la suite, c’était un peu sanglant. Comme la suite de mon cauchemar d’ailleurs.
Je tourne la tête sur la droite en entendant une grande clameur s’élever dans l’air glacé du petit matin. Une bande de minettes affolées entoure un homme qui se rapproche de nous. Sa tête me dit quelque chose… Mais oui ! C’est le candidat malchanceux de la Plusbelle star, celui qui a perdu la finale face à cette nana si bien gaulée qui a du coucher avec la moitié du jury (et pas que la moitié masculine, si tu vois ce que je veux dire^^). Dis donc, mais…ça a ses avantages d’être une « star », le voilà maintenant qui nous passe devant et entre (sans payer !!! à l’intérieur du musée, sous le regard enamouré de la caissière (qui pourrait se dépêcher un peu, merde mince, il fait froid ici !)
AAAAAAhhhhhh ! Ca avance ! Je sors de la poche de ma chaude polaire mauve ma petite bourse en cuir tout élimé qui contient mes pièces et ma grenouille en argent achetée aux Etats-Unis… huit ans que je la promène partout !). Je paye l’entrée, et me voilà partie à la découverte des ailes du Louvre que je ne connais pas.
Finalement, je n’ai pas pu résister… je suis retournée voir Le radeau de la méduse. Je suis tranquillement en train de détailler la toile, quand un hurlement atroce retentit. Là-bas, au bout du couloir, devant les toilettes, un attroupement s’est formé. Un corps paraît être allongé sur le sol. Tu ne le sais peut-être pas, mais je suis super froussarde… courageuse, oui, mais pas téméraire ! Je commence donc doucement à reculer, histoire de changer de pièce (des fois qu’il y ait un mort, je ne voudrais pas passer mes nuits à faire de sombres cauchemars, tu vois !). C’est alors que je bute dans quelqu’un…le temps de me retourner, je reconnais la couleur du vêtement, l’allure droite. Un flic ! Super, je vais passer pour la nana qui se sauve. J’adresse une prière silencieuse à ma vessie (parce que se pisser dessus au milieu d’un musée ça le ferait moyen) et je lui fais mon plus éblouissant sourire. Auquel le flic rétorque en me saisissant le poignet sans ménagement pour m’entraîner loin de l’attroupement (merci !).
Ce n’est que trois heures plus tard que j’en ressortirai. Le pantalon trempé, la tête remplie d’images atroces et un vague relent de gerbi dans la bouche (plus merci, du coup !). Un tueur anthropophage sévit dans le musée, depuis une semaine déjà. Aujourd’hui, il a en partie dévoré un homme dans les toilettes pour femmes, et c’est en voyant ma réaction qu’ils m’ont soupçonnée. Car le tueur semble être une femme, au vu des indices dont ils ont parlé et que je préfère ne pas répéter ici. Je ne te parlerai pas non plus des photos horribles que l’on m’a mis sous les yeux, pour être bien certains de mon innocence. Je crois que j’ai été libre à l’instant où j’ai vomi mes dix derniers repas sur les pieds de mon interrogateur. Au fait, désolée si tu étais fan mais… c’est le fameux candidat qui a été dévoré… finalement, quelqu’un l’a trouvé bon.
Maladroitement, je sors de la petite pièce dans laquelle j’ai été séquestrée interrogée. Vite, prendre l’air, oublier ces images atroces, quitter Paris…
Chaque lundi matin, c’est à cet instant précis que s’arrête mon cauchemar. Sauvée par la sonnerie du réveil. Réveil salutaire, s’il en est.

Je me lève, donc. Me dirige vers la fenêtre. Que j’ouvre en grand, savourant la caresse du vent sur mon corps frissonnant. Mon regard balaye l’horizon. Au loin, les champs de myosotis bleuissent le paysage. Sous la fenêtre, le rhododendron ouvre timidement ses premiers boutons. C’était un rêve, tout simplement.

dimanche 25 décembre 2011

Il était une fois Noël

 Je ne suis pas une fanatique de Noël, rapport à mon histoire personnelle, mais aujourd'hui j'ai décidé que ça devait changer... qu'il me fallait voir Noël autrement, pour continuer à rêver un peu plus.
Un petit conte, ça vous tente?


Bien avant la naissance du monde, un petit peuple errait dans l’Univers à la recherche d’une terre sur laquelle s’établir. Ainsi, au fil de ses pérégrinations, le peuple des fées trouva la Terre.
A l’aube du monde, les fées créèrent la magie. Le second jour, elles semèrent la féérie. Le jour suivant, elles confièrent l’amour aux vents, les priant de le souffler sur toute la surface de cette petite planète.
Une fois leur tâche accomplie, les fées vécurent en paix et le temps passa…
La vie s’écoulait au rythme des naissances de peuples féériques. Et la magie, toujours, faisait tourner le monde.
Cependant, un jour, la fée Elayah fit un terrible constat. Plus aucune de ses semblables ne semblaient prêter attention à la magie du monde. Les fées ne rêvaient plus, elles n’étaient plus capables de s’émouvoir de l’’instant. Elles ne savaient plus s’abreuver d’amour dans le regard de l’autre. Elayah, qui connaissait bien les anciennes légendes, refusait de voir la féérie mourir et décida de convoquer la Grande Assemblée. De chaque village, une fée sage fut envoyée, et bientôt la capitale de Faërie bruissa de mille rumeurs…
Au crépuscule du jour de la Lune, la Grande Assemblée prit place dans la salle des longs instants. Chacune des fées présentes retint son souffle, tandis qu’Elayah parlait. Elle souhaitait, dit-elle, créer une race nouvelle, une race qui serait capable de connaître ce que les fées avaient oublié, qui pourrait vivre intensément la magie. Une race qui saurait vivre, parce qu’elle serait mortelle. Les fées restèrent un instant interdites devant la proposition d’Elayah, mais cette dernière passait pour être sage et l’Assemblée accepta de considérer sa requête.
La discussion fut longue, se prolongeant jusqu’à la fin du mois de l’oubli. Les fées décidèrent qu’il était temps que le monde change, et c’est ainsi qu’elles créèrent l’Homme.
Les premiers temps, l’Homme se révéla parfait. Il savait rire de la caresse de l’eau sur sa peau, vibrer au son du vent dans les feuillages, pleurer devant la neige étincelant sous la lumière de l’astre roi. Mais cela ne dura pas. Très vite, l’Homme s’habitua. Ce qui faisait la magie de la vie devint pour lui la banalité du temps qui passe. Et, un jour, les fées disparurent. C’est du moins ce que crut l’Homme. Les fées, quand à elles, espèrent. Depuis des millénaires, elles attendent que les humains sachent de nouveau ressentir la magie de l’instant. Qu’ils découvrent que l’amour est soufflé par les fées qui chevauchent les vents. Qu’enfin l’Homme sache s’émerveiller, chaque jour un peu plus. Qu’il rêve les yeux ouverts, tout simplement.
C’est en réponse aux espoirs du peuple des fées que l’Homme a créé Noël. Pour transmettre à ses enfants la capacité à entrer dans le monde des fées. Pour qu’ils aient le choix de continuer à croire…ou pas.




Joyeux Noël!

lundi 28 novembre 2011

J'écris, tu écris, nous écrivons...un carton!

Hier soir, ça m'a pris comme une envie de manger de la tarte à la rhubarbe et à la noisette, j'ai eu envie de lancer un petit jeu et de le partager avec vous... Le principe en était tout simple, j'écrivais le début d'une histoire, et à vous de compléter!

Loin de moi l'idée de penser que vous être des écrivains ratés, mais vous et moi ne nous connaissant pas "pour de vrai", je ne pensais vraiment pas que ça marcherait aussi bien... elle est géniale cette histoire nanméo!

Du coup, j'ai eu, d'une, hyper envie de connaître la suite ; de deux, encore plus envie de publier cette merveille pour que tous les lecteurs puissent en profiter et filent vite sur la page facebook du blog continuer à l'écrire avec nous! J'en profite pour préciser que tu as le droit de venir écrire autant de fois que tu le souhaites!

Allez...tu veux la connaître cette histoire?
Je précise que j'alterne les couleurs pour montrer que l'on change d'écrivain.

Elayah ouvrit un œil. Puis deux. Puis le troisième. Elle n'arrivait pas à croire ce qu'elle voyait... Certes, elle en avait vécu des choses depuis que les elfes noirs l'avaient adoptée. Mais ce qu'elle avait sous les yeux dépassait l'entendement... 
C'était vert, jaune et rouge. Un objet que tous recherchait et c'est elle qui l'avait trouvé. Allait elle pouvoir l'attraper?En y regardant de plus prêt, c'était vraiment plus petit que ce qu'elle imaginait... Et puis ça gigotait beaucoup! Comment faire pour l'attraper sans le détruire?
Quelle horreur si elle le détruisait !!! elle qui en avait depuis si longtemps entendu parler. Elle qui croyait que ça n'existait que dans les rêves ! 

Tout en cette créature accrochait son regard, les couleurs tantôt vives tantôt pastels projetaient des éclats de lumière voluptueux et envoûtants sur les murs et les arcs de pierre de la cité noire. Elle comprenait désormais pourquoi les elfes noirs s'étaient frénétiquement mis en quête de cette créature depuis le jour où ils avaient découvert son existence en décryptant les grimoires maudits des anciens. Si les propriétés magiques de cette créature qui y sont consignées sont bien réelles, la posséder pourrait être un atout considérable dans la lutte de pouvoir qui ravage le monde actuel.

Elayah pensa alors aux enseignements du grand mage de la Montagne de feu et utilisa ce pouvoir qu'il avait su déceler en elle. C'était à cet instant précis le seul moyen d'attraper cet objet de tant de convoitise. Et même si elle ne maîtrisait pas complètement cette force nouvelle en elle, elle n'avait plus le choix. Il fallait qu'elle l'attrape. "Par le pouvoir des 4 éléments, eau, terre, feu, air, venez moi!". Elle ferma les yeux et laissa le pouvoir l'envahir...une légère brise chaude transportant les odeurs des sous bois se fit sentir. Ses mains s'illuminèrent d'une douce lumière, la créature semblant si fragile et si forte à la fois, s'éleva doucement dans les airs et se rapprocha d'Elayah...

Elayah se sentit si forte à ce moment mais aussi très troublée par cette créature .......

Eluindriel, l'elfe la plus vive mais aussi la plus fourbe de toutes, suivait Elayah depuis quelques jours déjà. Et la créature était là, elle ne pouvait laisser cette petite insolente s'en emparer. Elle était destinée à sa race, celle des êtres du pays noir...

Elayah sentait une menace. Elle sentait aussi qu'il fallait qu'elle récupère cette créature et qu'il fallait aussi qu'elle l'aide. Mais comment faire? La créature était si proche, à portée de main. Elle pouvait la toucher du bout de ses doigts fins. D'ailleurs ses doigts s'allongèrent soudain, et lorsqu'ils rencontrèrent le corps de la créature,celle ci se fondit en Elayah. Elle était devenue la chose.Eluindriel devait agir mais peut être était-il déjà trop tard. Tant pis, elle encocha une flèche d'ethil à son arc.

L'instant était crucial, le tant convoité par les elfes blancs lui était enfin accessible et pouvait changer les choses, devenir le yang lui permettrait de recréer la dualité entre les deux peuples que tout séparait depuis des générations. Elle savait enfin pourquoi elle était née. 

Elayah ne sentit presque rien lorsque la flèche traversa son corps... Tout doucement, elle commença à sentir son corps flotter dans l'entre-deux monde...où elle puisa une force qu'elle ne se connaissait pas.
Elle se sentit plus forte, comme si plus rien ne pouvait lui arriver. Pourtant la chose en elle commença à s'agiter, à grandir et tel un papillon sortant de son cocon elle se métamorphosa. Elle devint ce qu'au fond d'elle même elle était vraiment...

Dès lors, Eluindriel tomba à genoux sur le sol spongieux du marais. Elle était vidée de toute son énergie et ne parvenait pas à comprendre comment elle avait pu ne pas saisir ce qui se tramait... Comment pourrait-elle retourner dans son clan après ce qu'elle avait fait?
C'est alors que la voix d'Elayah résonna en elle...

Elles n'étaient plus ennemies, le destin avait réuni ces deux êtres pour qu'elles puissent ensemble trouver la cause de ce mal qui ronge le peuple elfique depuis si longtemps. La voix d'Elayah tremblait lorsqu'elle annonça à Eluindriel que malgré son apparence différente elle était elle aussi une elfe, son troisième œil étant la marque de son immortalité. On avait déjà vu ça avant chez les elfes sylvains, lorsque Nranagorn avait vu le jour.
Nranagorn, ce nom parlait à Eluindriel. Cet Elfe sylvain était pour tous, races noire et blanche, le maître suprême, celui qui inspire, qui guide, celui qui par sa force, sa solidité et sa puissance avait pu maintenir la paix entre ces 2 races, une paix fragile qui disparut peu de temps après le départ au royaume du long voyage de Nranagorn... Eluindriel et Elayah comprirent à cet instant, transcendées toutes deux par le pouvoir de la créature, que leur mission était de poursuivre l'œuvre de maître sylvain. S'unir pour affronter le pire. Cette bataille qu'elles allaient devoir livrer pour faire vaincre la paix, elles ne pensaient pas que ce serait leur rôle. Maintenant il fallait qu'elles cherchent comment faire, comment dompter ce nouveau pouvoir. A elles deux elles allaient bien y arriver.

Après qu' Elayah se fut rappelée d'une histoire, qui lui avait était contée, elles prirent le chemin de leurs destinées. Portée par la brise, une forêt de pins bleus, leur apparut.
Elayah, définitivement changée par la créature, Eluindriel, transcendée par son aura, ressentaient déjà cette immense chaleur qui se dégageait de la forêt. Une chaleur apaisante, pleine de force. Elles entrèrent sans crainte mais furent arrêter dans leur marche par l'écuyer Thibald. Celui ci avait suivi Eluindriel depuis son départ de la cité elfique. Il savait qu'elle mijotait quelque chose et il ne voulait pas la laisser s'en prendre à Elayah. Elayah si différente. Si belle. Le cœur de Thibald ne battait que pour le vert des forêts sylvaines qui brillait dans les yeux d'Elayah.

Elles stoppèrent leur marche face à Thibald. Comme par un fait exprès, les arbres se courbèrent autour d'eux, les isolant complètement.Elayah , subjuguée par la présence de Thibald,le regardait avec insistance et le troubla quelques instants, mais il reprit vite ses esprits car il devait leur dire, leur dire à toutes deux le danger qu'elles courraient à vouloir réconcilier les deux races.
 Le grand maître sylvain était le seul à l'avoir fait à ce jour. Et son aura était bien supérieure à celle de nos deux elfes réunies... Et puis il y a cette autre menace, bien plus dangereuse encore : " Soyez prudentes, le pouvoir des elfes n'est rien face à celui de votre pire ennemi, le démoniaque Saroumort. Il connaît les arcanes de la magie elfique et possède des pouvoirs dont même toi Eluindriel n'a pas idée."

Eluindriel et Elayah commencèrent à avoir un peu peur. Mais au fond d'elles- même quelque chose se passait, quelque chose leur disait qu'elles pouvaient y arriver.Mais elles avaient besoin de Thibald à leur côté. Elfe scribe, il avait une connaissance encyclopédique de la magie, sous tous ses aspects, même les plus noirs. Il fallait qu'il reste à leur côté. Il pouvait les aider à décrypter les sorts les plus subtils de Saroumort, sans compter sur le lien qui unissait Elayah et Thibald et dont les jeunes elfes n'avaient pas exploré toutes les possibilités. Ils ne savaient pas encore quelle pouvait être la force de leur amour dans la lutte qui se préparait.

Elayah rompit alors le silence :
 " Thibald , notre quête est essentielle à la survie de nos races. Viens nous en aide mon ami" Thibald semblait troublé. Sa raison lui soufflait de tout stopper...Mais son cœur battait à tout rompre.... D'une voix qu'il ne se connaissait pas il dit :
" Je serai votre loyal écuyer mesdames...." en posant un genou à terre. Les larmes aux yeux Elayah lui demanda de se relever. Pendant une minute leur regard se croisèrent et le temps sembla se stopper... Eluindriel, consciente de cet échange silencieux et quelque peu jalouse, était impatiente de repartir. Elle les coupa alors :
"Avançons au maximum avant que la nuit tombe. Il nous faut encore trouver de quoi faire du feu et un endroit sans risque pour dormir". Les arbres semblant sentir leur départ imminent se relevèrent..
Après plusieurs heures d'une marche rapide et éreintante, ils arrivèrent au croisement d' Amalgarn, proche de la cité du même nom, cité de brigands et dépouilleurs en tout genre. "Continuons jusqu'à la croisée du chemin Carvog ! Nous y serons plus au calme."

Mais Thibald ne put en dire davantage, car au même instant un nain surgit des fourrés.
Ce nain les pointa du doigt et il disparut. A l'endroit où il se tenait une seconde auparavant, on pouvait maintenant voir une besace remplie d herbes de magicien et d'oeufs de Kroïls.

Un oeuf a commencé à se fissurer.....une petite tête apparut. La créature était bizarre... Sa peau d'un violet sombre...

De cet oeuf sort un petit Kroils : son bec démesuré, ses plumes argentées et ses ailes si larges ne laissaient aucun doute sur ses futures qualités de compagnon de voyage. Pourquoi ce nain, pourquoi ce cadeau ? Un piège ? Les yeux de Saroumort ? Les Kro¨ls sont bien trop précieux pour que nos compagnons s'en passent.
 "Prenons le avec nous, c'est un allié de poids ! Et n'oubliez pas qu'il pourra nous guider dans la nuit et surtout nous permettre de fabriquer des antidotes à beaucoup de poisons... Mais aussi permettre à Elayah d'apprendre à maîtriser ses pouvoirs.

Tandis qu'Eluindriel faisait montre d'un enthousiasme étonnant pour une elfe noire, Thibald demeurait étrangement silencieux. Les yeux rivés sur Elayah, il fronçait les sourcils.
"Quand il sera un peu plus vieux, il pourra voler au dessus de nous et faire le guet... mais maintenant il va falloir chasser pour nous nourrir et pour nourrir notre nouveau compagnon."

 Elayah pensive sorti son arc machinalement...Elle paraissait ailleurs depuis l'apparition du Kroïls. Elle avait toujours en tête l'entrée fracassante du nain et l'apparition de l'oeuf... Etait-ce un piège ? Cette question l'obsédait au plus haut point.

Et si elle savait combien elle avait raison... A des lieux d'ici, depuis son antre, Saroumort était entré en possession du Kroïls. Ses yeux étaient les siens :
"continuez votre route pauvres elfes, essayez d'unir à nouveau vos deux peuples, vous courrez à votre perte et moi à mon apogée ! Viens Elayah, viens avec cette créature en toi ! Je prendrais possession de son âme, et ainsi je pourrais faire de toi ma compagne terrible et puissante qui mènera le monde à sa perte. Tu seras une merveilleuse reine diabolique."


Le brouillard sembla se dissiper dans l'esprit d'Elayah.
"C'est une bonne idée, chassons!"
Ni une ni deux les voilà partis au travers de la forêt à la recherche de leur dîner. Il ne fallut que quelques minutes à Eluidriel pour repérer un lièvre. Dans un silence de plomb et telle une louve elle s'approcha de sa proie, encocha une flèche et d'un mouvement de pure grâce, elle s'élança et tua sa proie. De retour au campement, le bilan était plutôt positif : un lièvre et deux lapins, de quoi tenir jusqu'au lendemain soir.
" La nuit approche, montons le campement un peu plus loin, j'ai repéré un pin qui nous abritera sous ses longues branches" dit Thibald tout en rangeant leur butin dans son sac de toile.

Le feu crépitait sous le firmament étoilé. La fumée s'élevait au plus haut,dans les sphères environnantes. Elayah humait le parfum bestial d'une bonne chasse. Ses narines frémirent lorsque le Kroïls s'envola. En une seconde, un arc apparût dans la main d'Eluindriel et l'épée de Thibald fendit l'air. Tous deux firent face à l'ennemi. Il fallait protéger Elayah, à tout prix! Thibald aurait donné sa vie pour elle.

Pendant que Thibald et Eluindriel guettaient l'ennemi, Elayah entra dans une sorte de transe. Son corps était là, avec les deux autres, mais son esprit était ailleurs.

Le Kroïls ne voulait aucun mal à Thibald, il tenait juste à s'emparer de la belle. Thibald de son épée et Eluindriel de son arc, ne purent rien contre lui. De ses serres il attrapa Elayah, et avant même que la flèche ou le tranchant de la lame ne l'atteignent, le Kroïls avait atteint la cime des arbres.

Elayah sentit alors son corps se scinder... depuis la fusion avec la chose, elle ne pouvait plus supporter d'être séparée de Thibald qui était devenu bien plus qu'un compagnon de route. Tout doucement, son corps se détacha des serres de l'animal. Elle se laissa porter par la puissance de la magie du jeune homme et par leur amour puissant. Elle plana tel un oiseau au dessus deThibald et Eluindriel. Puis doucement le Kroïls disparut et se libéra de l'emprise de Saroumort, Elayah semblait pouvoir tout vaincre à cet instant, Thibald la protégeant. Eluindriel était assise là, regardant la cime des arbres mais elle semblait vidée de toute son énergie. Thibald remarqua alors qu'Elayah avait changé. Quelque chose avait disparu... Son oeil!Son troisième oeil avait disparu!

Thibald s'effondra soudain, se tenant la tête entre les mains. Il était perdu, désemparé, ne comprenant plus qui était Elayah...Eluindriel s'approcha pour le secourir pensant que quelques chose d'horrible lui arrivait. Elayah avait cependant l'air étrangement calme et sereine.

Elle se tenait à l'écart de la scène, flottant à quelques centimètres au dessus du sol, et souriait d'un air absent. C'est alors que le cri d'Eluindriel déchira le ciel étoilé :
"Que lui as -tu fait?"
Lentement, Thibald se releva, s'avanca vers Elayah et lui prit la main. Lorsque leurs voix s'élevèrent à l'unisson, Eluindriel tomba à genoux sur le sol couvert d'aiguilles de pins.

"Eluindriel, va en paix. Retourne à la cité des elfes et sache te faire entendre... Les immortels approchent.Tu dois accomplir ta destinée."

samedi 29 octobre 2011

Envie de partager

Comme j'avais besoin de profiter un peu de mes vacances, j'ai décidé de me remettre à quelque chose que j'avais délaissé depuis longtemps...la couture. Enfin, quand je dis délaissé, il serait plutôt juste de te dire que je n'ai jamais vraiment beaucoup cousu, je suis loin d'être une pro de la machine (chut... ne le répète pas mais je ne sais même pas coudre une boutonnière ni une fermeture éclair).
Je ne vais donc pas faire de mon blog un blog de couture, que nenni!

En fait, je viens une fois de plus de constater que la maternité m'a faite évoluer. Moi qui avais toujours cousu à l'arrache (honte à moi, sans patron, je découpais des bouts de tissu en prenant pour modèle mes fringues et ça marchait bonnant malant) j'ai changé.J'ai donc pour la première fois décidé de faire les choses bien comme il faut. D'abord, j'ai dessiné un patron pour petite elfe. Je me suis aidée d'un de ses pulls et des mesures que j'ai prises sur petite elfe.

Mon premier essai, c'était donc hier, un petit pull vert en moumoute trop agréable au toucher. Joli, mais un peu petit (fais moi penser à ne plus prendre pour modèle un pull existant). Je t'avoue que je voudrai bien le même...
L'est pas chouette ce petit pull automnal?


Comme j'étais bien lancée, ce matin j'ai décidé de revenir à mes premières amours, les seules choses que j'avais cousu jusqu'à présent : une polaire made by maman elfe.
Et là... petite elfe m'a fait un super cadeau. Elle qui gigote sans cesse a du mal à tenir en place , elle a voulu s'asseoir sur mes genoux pendant que je cousais et elle a même participé en actionnant avec moi le bouton "marche arrière". En plus de ça, elle avait l'air tellement contente que moi aussi j'étais toute heureuse. En fait... c'est la première fois que ma fille a envie de faire un truc avec moi autre que relire 20 fois Le lapin de la colline et que je partage un "truc de grand" avec elle. J'aime j'aime j'aime!!!

Du coup... voici un aperçu de mon travail de ce matin :

 Note que la polaire est bicolore car je suis très originale et que surtout je n'avais pas assez de chutes d'une seule couleur pour une polaire unie

Alors...boostée par ce moment de partage avec petite elfe j'ai profité de la sieste de ma princesse pour filer me procurer un peu plus de matériel. J'ai donc rapporté de la polaire, du fil et de la moumoute, violette cette fois-ci. (euh...j'ai aussi acheté de la laine et des aiguilles à tricoter alors que je n'ai jamais essayé ça de ma vie...mais j'aime les défis)
Ni une, ni deux, en rentrant à la maison je me suis aussitôt attelée à un nouveau petit pull, esprit cache-coeur cette fois-ci.
Voilà le résultat de mes efforts :


Ca c'est le tout début, toutes parties découpées, reste à assembler


Et voilà le résultat final, deux heures plus tard. (franchement, chuis quand même contente de moi! -auto satisafaction inside)

Mes aventures couturesques s'arrêtent ici pour le moment... Tout ça pour dire que ce n'est pas si difficile, tout le monde peut y arriver avec une machine et un peu d'imagination (et de la bricole aussi parfois).
Alors, toi aussi tu as envie de te lancer dans des trucs pour ton gnome ou ta princesse?